Exposition : L’art de l’estampe à l’honneur à Tanger

Exposition : L’art de l’estampe à l’honneur à Tanger

Le public tangérois est invité à découvrir l’art de l’estampe à travers une exposition collective organisée jusqu’au 19 août à la galerie Delacroix. Inaugurée dernièrement à Tanger, cette exposition collective, qui se déroule sous le thème «De l’estampe au multiple», est destinée à faire successivement escale, pendant un an, dans neuf autres villes pour prendre fin le 1er juin 2013 à Oujda. Elle s’articule autour d’un ensemble d’environ soixante œuvres, réalisées depuis le début des années 2000 par des artistes principalement marocains et français, et plusieurs peintures et sculptures qui viennent illustrer, voire questionner, en tant qu’œuvres uniques, cette thématique de l’un et du multiple. Cette exposition itinérante présente «une sélection des meilleures estampes produites lors des résidences d’artistes de l’Institut français de Tétouan et de pièces réalisées dans le cadre de commandes et d’expositions de la galerie Delacroix à Tanger. Elle témoigne d’un dialogue ininterrompu entre graveurs des deux rives de la Méditerranée et au-delà», selon les responsables de cette manifestation.
S’inscrivant dans le cadre de la saison culturelle franco-marocaine, cette exposition collective offre la possibilité de découvrir ou de revoir un choix d’œuvres de Saâd Ben Cheffaj, Christiane Vielle, El Houssaïne Mimouni, Bouchaïb Maoual, Mustapha Yesfi, Terry Connor, Abdel Bassit Ben Dahman, Tibari Kantour, Bouchaïb Habbouli et d’autres. Les artistes s’expriment par l’image imprimée sur papier au moyen d’une planche gravée. Leurs estampes se distinguent donc des peintures et des dessins par le fait qu’elles sont imprimées et peuvent donc exister à plusieurs exemplaires. «En travaillant la matière, j’ai découvert que le papier, au lieu d’être un support de l’œuvre d’art, pouvait être l’œuvre d’art elle-même», révèle Tibari Kantour.
Parallèlement, les organisateurs invitent le public, à travers cette exposition itinérante, organisée dans les dix sites de l’Institut français au Maroc, à s’intéresser à la thématique du reproductible. Et partant de la tradition ancestrale de la gravure, l’estampe sort en effet du champ de la «pièce unique» pour aller vers des œuvres à plus large diffusion, voire accessibles à tous, sous forme de «multiples» aux caractéristiques techniques et à l’expression spécifique, lithographie, eau-forte, aquatinte, linogravure, burin… L’itinérance de l’exposition en de nombreux lieux constitue donc, en soi, une illustration des capacités de diffusion plurielle offertes par l’estampe.

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