Exposition : Mounia Boutaleb transperce les apparences

Exposition : Mounia Boutaleb transperce les apparences

L’artiste-peintre, Mounia Boutaleb, exposera du 7 décembre au 13 janvier ses toiles appelées «Au-delà des apparences» chez la galerie Nadar à Casablanca. Cette exposition rassemble, selon les initiateurs, une cinquantaine d’œuvres inédites sur toile et papier.


Pour justifier le choix de l’intitulé de ce show de tableaux, l’artiste s’appuie à son âge non en termes de chiffres mais de «maturité». Ainsi, au fil du temps, elle s’est, selon ses dires, rendu compte que «nous ne percevons rien ou peu du monde tel qu’il est réellement». Dans ce sens, elles estime que les être humains vivent dans une certaine conscience collective et prennent, tout simplement, l’apparence pour réalité. «Nous ne voyons que ce que nous voulons bien voir. A travers les toiles de cette exposition, j’ai essayé de répondre à cette dualité entre les apparences et la réalité», explicite-t-elle.

De plus, l’exposition de Mounia Boutaleb est marquée par la révélation d’une toile qui lui a valu, en juillet dernier, le prix José Diaz Fuentes, lors de la 9ème Biennale de Sarria (Salon international d’art en Espagne). L’artiste-peintre marocaine était en compétition avec 80 peintres, provenant de 23 pays différents, et plus de 200 toiles.

A propos de cette artiste et ses œuvres, la plasticienne française et commissaire aux expositions de la Biennale de Sarria, Anne-Michelle Vrillet, indique : «Mounia Boutaleb est une artiste méthodique et positiviste». Pour l’artiste de l’Hexagone, les œuvres de sa pair marocaine sont issues d’une recherche thématique en constante évolution. «Ses peintures abstraites sont des images autonomes qui ne renvoient à rien d’autre qu’elles-mêmes en ce sens qu’elles s’apparentent aux icônes qui manifestent la présence d’un contenu plutôt qu’elles ne le représentent», poursuit la plasticienne française autour de celle marocaine. Pour la première fois, les peintures de celle-ci révèlent l’existence de réalités invisibles et inconnues, celles de la complexité des rapports humains à savoir la joie, l’amitié, l’amour, le bonheur, l’espoir, la différence, la tolérance, la passion ou la diversité, etc., voire du rapport de l’homme à la liberté.
Pour rappel, la galerie Nadar accueille pour la troisième fois une exposition individuelle de Mounia Boutaleb. Cette artiste-peintre compte également à son actif d’autres expositions au Maroc et à l’étranger. Entre autres, elle a révélé, au cours de cette année, ses toiles au Carrousel du Louvre à Paris et à la World Art Dubai.

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