Faouzi Bensaidi, un réalisateur dans le vent

Faouzi Bensaidi, un réalisateur dans le vent

Faouzi Bensaidi n’aime pas la routine. Il suffit de jeter un coup d’œil sur son parcours pour en avoir la certitude. Débuts au théâtre, rôles au cinéma, réalisation, productions, ses missions sont nombreuses. Ce cinéaste, né à Meknès en 1967, a plusieurs cordes à son arc. Et ce n’est pas pour lui en déplaire. Pour lui, tout ce qu’il entreprend s’effectue dans le but de le rapprocher de son choix artistique: celui d’être cinéaste. « Tout ce qui a pu m’arriver dans ma vie était uniquement un prétexte pour me rapprocher du septième art », confie-t-il. Pour développer davantage sa passion, ce réalisateur s’intéresse aux différents mouvements de cinéma dans le monde.
L’auteur du célébrissime « Mille mois », primé à Cannes en 2003 dans la catégorie « Un certain regard », n’a pas de préférence pour un cinéma en particulier, mais il est plutôt attiré par le talent des grandes figures du cinéma. Son modèle ? Ce n’est pas un secret. Faouzi Bensaidi a toujours été impressionné, pour ne pas dire influencé par le cinéaste américain Orson Welles. Il avoue ne pas être le seul à avoir été séduit par le talent cinématographique de l’auteur de « Citizen Kane », mais il donne les preuves de son réel attachement au savoir-faire d’Orson Welles. « C’est vrai que plusieurs cinéastes ont démarré en portant un intérêt particulier à ce réalisateur, mais en ce qui me concerne, je le considère comme un véritable modèle». Faouzi Bensaidi n’hésite pas à enrichir sa bibliothèque d’ouvrages sur son maître spirituel. «Je possède une bibliothèque complète sur son œuvre et à chaque fois que je rencontre des personnes qui peuvent contribuer à augmenter mon fond documentaire, je n’hésite pas à demander qu’on m’envoie ses films et ses interviews». Tout comme Orson Welles, Faouzi Bensaidi a un goût et une mémoire sélective. Il se dit ouvert à tout ce qui se rapporte au cinéma, mais à une seule condition, celle d’être exigeant.
«La force et l’intérêt des métiers de cinéma se situent dans la capacité à être sélectif et à ne pas laisser la porte ouverte à la médiocrité. Selon Faouzi Bensaidi, le cinéma est un rapport à l’art et à la vie. Pour être un cinéaste accompli, il ne suffit pas, selon ce réalisateur, de faire des études de cinéma. «Faire des études de cinéma, ce n’est nullement suffisant, il faut savoir se nourrir de divers domaines artistiques comme la musique, la peinture, ou l’architecture par exemple » précise-t-il. Interrogé sur son style musical préféré, le réalisateur répond qu’il n’a aucune préférence. «J’écoute tous les styles musicaux, j’en affectionne aucun en particulier». Lorsqu’il préparait son dernier long-métrage «What a Wonderful Xorld (WWW)» (Quel beau monde), actuellement en compétition au sixième Festival international du film de Marrakech, Faouzi Bensaidi se plongeait des heures et des heures dans la musique électronique.
«La musique accompagne toujours ce que j’écris, lorsque je travaillais sur mon long-métrage, j’ai écouté de l’électro pendant deux ans». Cela ne veut pas dire qu’il est accro de cette musique. Il aime se dire  ouvert, tout en restant exigeant. Son tout dernier film sort dans les salles vers la première quinzaine du mois de décembre.

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