Fès aux rythmes des musiques sacrées du monde

Fès aux rythmes des musiques sacrées du monde

Le bal du 14 anniversaire du Festival des musiques sacrées du monde sera ouvert par la voix de la légendaire Jessye Norman et se clôturera sur les rythmes africains, enfiévrés d’Ismaël Lô, qu’accompagneront les chanteurs de la confrérie des Hmadchas de Fès.
En quête d’enrichissement, le festival s’applique à pérenniser des valeurs d’authenticité, à véhiculer et sauvegarder le patrimoine des musiques sacrées du monde.
Le festival coïncide cette année avec la célébration de 1200 ans de la création de la capitale  spirituelle. A côté des musiques des grands patrimoines sacrés, qui font partie du trésor immatériel de l’humanité, la 14 ème édition du festival prévue du 6 au 14 juin, propose des programmes novateurs et inattendus: concerts, expositions, ateliers, rencontres… Parmi les moments forts du festival : «La nuit des chants sacrés afro-américains et soufis», une sorte de rencontre originale entre les chants soufis du Qawwali du Pakistan et les mélopées des Spirituals et du Gospel américain, ainsi que «Les 7 Dernières Paroles du Christ», sur une musique de J.Haydn, qu’interprètera le Quatuor Ysaÿe, seront ponctuées par la lecture d’un texte du grand philosophe français Michel Serres.
Entre tradition et modernité, les organisateurs prévoient un important volet dédié à la danse. Ainsi, «Panti Pusaka Budaya»,  présentera les danses traditionnelles sacrées de Bali et Belen Maya, la légendaire danseuse de flamenco invitera le public à découvrir son approche si moderne et quasi contemporaine de cette danse de feu venue des gitans d’Espagne.
Les rencontres de la 14ème édition du festival, programmées du 7 au 11juin de 9h à 12h30, s’articuleront autour des thèmes: «Les interprètes du sacré», «Sagesse et la folie des hommes, la représentation du sacré», «La musique et le sacré», «Le sacré, les mœurs et la loi», «Le sacré et l’inconscient», «La transmission du sacré», «L’image d’Averroès», «La musique de l’autre», «Pourqoui suis-je amoureux des textes ?».
Ces rencontres seront animées par d’éminents intellectuels, aussi bien nationaux qu’internationaux, entre autres, Maurice Arama: historien de l’art, Souad Ayada : professeur de philosophie, André Azoulay : conseiller de SM le Roi MohammedVI, Michael Barry Daryush Shayegan : éminent philosophe iranien, Laurent Aubert : docteur en anthropologie, Ahmed Essayed : compositeur, spécialiste éminent de la musique arabo-berbère, Claire Gibault: chef d’orchestre et femme politique, Henri Mechonnic : linguiste, reconnu notamment pour sa traduction de la Bible, poète et essayiste…
Le festival dans la ville fêtera sa septième année du 7 au 15 juin prochain. Pendant une semaine, le festival dans la ville combinera l’expérience des incontournables classiques populaires et la fraîcheur de la nouvelle génération. Différents espaces seront dédiés au festival: Bab Boujloud et la scène Aït Skato pour les concerts, Dar Tazi pour les nuits soufies et les complexes Al Houriya et Al Qod’s pour les activités pédagogiques. Le festival programme également des activités pédagogiques et ateliers artistiques dont l’objectif est d’offrir aux enfants et aux jeunes de la ville de Fès l’opportunité d’exprimer leurs talents, dans le cadre du festival, et particulièrement ceux issus de milieux défavorisés.
Durant toute la période du festival, auront lieu des expositions de photographies ; Reza, «La danse du feu», à Dar Tazi, Sébastien Schutyser, «Mosquées en Terre du Mali», à la Place Sofia, Abbas, «Abraham Children», au Musée Batha, et un film documentaire «La politique et Dieu», signé Abraham Ségal, à Jnan Palace.
Dans un monde largement caractérisé par de multiples convulsions, de forts replis identitaires, qu’il s’agisse de la musique ou de la parole, Fès se veut un lieu de tolérance, d’ouverture à l’autre et de coexistence pacifique.

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