Festival : Action Danse tient le coup malgré le manque de moyens

Festival : Action Danse tient le coup malgré le manque de moyens

Parvenir à célébrer un festival malgré le manque de moyens demeure quand même un exploit. Le pas est entrepris par Hind Benali, directrice du festival Action Danse, dont la 6ème édition se tiendra du 20 au 22 septembre à Casablanca et du 24 au 28 du même mois à Oujda. «Je suis fière d’organiser ce festival bien qu’il bénéficie d’un budget maigre en raison du retrait de certains sponsors», souligne Mme Benali, qui a annoncé à ALM le chiffre de 200.000 DH. Malgré cette entrave financière, l’initiatrice préfère, selon ses dires, prendre le risque et renégocier les contrats avec les participants. «Les artistes répondent à l’appel, chose qui fait plaisir !», se félicite la directrice du festival et de la Compagnie de danse Fleur d’Orange, initiatrice de l’événement.  

Prendront part à cette manifestation consacrée à la danse contemporaine et au hip-hop, des artistes en provenance de France, du Maroc, du Canada, du Niger, de Nouvelle-Calédonie et d’Algérie entre autres. Ils présenteront leurs créations au nouveau théâtre de l’Institut français de Casablanca et à la Villa des Arts, ainsi qu’à la Galerie d’arts d’Oujda et au Centre culturel de Jérrada. Aussi, des danseurs viendront de tout le Maroc pour une battle hip-hop à la Galerie d’Arts d’Oujda le 28 septembre. «Cette battle hip-hop dans l’Oriental devient de plus en plus importante et c’est une première parce que personne n’a jamais essayé de l’organiser», précise Mme Benali.

S’agissant du déplacement entre les villes de Casablanca et Oujda, les initiateurs indiquent: «Notre choix est de nous transporter d’une zone à une autre afin de cibler des publics différents mais aussi en déplaçant les repères territoriaux, de faire rayonner d’autant plus la danse, les arts et la culture au Maroc».

Ceci étant, le festival Action Danse met l’accent sur la formation d’un large public de jeunes et sensibilise une nouvelle population d’adultes à la danse, à de nouveaux courants d’expression, tels que le hip-hop et la breakdance et invite des artistes marocains de différents horizons créant ainsi un courant artistique intergénérationnel très dynamique. Des stages (professionnels et amateurs) et ateliers sont, de surcroît, organisés dans des structures différentes pour intégrer ces publics très variés. Cela ne va leur faire que du bien !

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