Festival de Fès «Jazz in Riads» : le Keltic Tales Quintet clôture le festival

Le groupe «Keltic Tales Quintet», qui a animé dimanche soir le concert de clôture du 7ème Festival de Fès «Jazz in Riads», a étalé une nouvelle et différente démarche musicale du jazz, qui se libère de toutes les autres formules figées de cette expression artistique contemporaine. Avec des compositions singulières, un jeu particulier et des arrangements à la musicalité parfaite, le groupe sort des sentiers battus, en proposant une association d’instruments inattendus. Mêlant des sonorités de la guitare, de la batterie, de la cornemuse irlandaise (Uilleann pipe), des claviers et de la contrebasse, le Keltic Tales Quintet crée une formule inédite alliant, de manière douce, une musique antique à une autre actuelle aux accents très modernes. C’est un voyage en cinémascope, dans des climats jazz, rock et pop, lyriques, toniques, liés par un groove omniprésent. Gildas Boclé, contrebassiste et maître à jouer du groupe, est la valeur sûre de cette bande «à géométrie variable». C’est, d’ailleurs, en compagnie de Jean-Baptiste Boclé –son frère à la carrière américaine actuellement bien remplie– que le Keltic Tales Quintet avait vu le jour. Sa capacité actuelle à chambouler les «règles» du jazz, universellement connues, l’a peut-être acquise des grandes pointures du jazz qu’il a côtoyées, de l’Europe aux USA : de Gary Burton, Dizzy Gillespie, Michael Brecker, Pat Metheny, Joe Pass, Chick Corea, Eddie Gomez, Tommy Campbell à Manu Katché. Au sein du Keltic Tales Quintet, il est tout aussi bien entouré : avec Florent Gac (claviers et orgue), Jérôme Barde (guitare), Archibald Ligonnière (batterie) et surtout Ronan Le Bars, dont la cornemuse irlandaise apporte ce supplément d’âme celtique aux paysages musicaux traversés.

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