Festival de la culture Soufie : Clôture en apothéose avec le ténor syrien Sabah Fakhri

C’est avec la voix suave de la star syrienne Sabah Fakhri que s’est clôturée samedi 25 avril la troisième édition du Festival de la culture soufie de Fès.
Maître du tarab, Sabah Fakhri donne, depuis des décennies, d’innombrables concerts à travers le monde et a reçu en 1978 la Médaille d’Or de la musique arabe de Damas. Ses apparitions télévisées, en tant que comédien-chanteur dans des feuilletons célèbres tels que Nagham Al Ams (Mélodies du passé) ou Al Wadi Al Kabir (La Grande vallée), ont largement contribué à son immense popularité dans le monde arabe.Cette veillée de clôture a été également marquée par une présentation des derviches tourneurs qui ont partagé avec le public des moments de prières «Dhikr» invocations de nom divin. Par ailleurs, le festival a drainé, huit jours durant (18-25 avril), des milliers de mélomanes, qui ont été gratifiés par des spectacles inouïs puisant leur originalité dans le samaâ et la culture soufie. Cette manifestation artistique, initiée par l’association du Festival de Fès de la culture soufie, a connu la participation d’artistes et de chercheurs en provenance de plusieurs pays étrangers et a été ponctuée quotidiennement par des concerts donnés par des troupes soufies et des groupes issus de confréries et par des figures emblématiques de cet art sublime. Selon les organisateurs, cette manifestation qui devra acquérir au fil des temps ses lettres de noblesse, vise, en premier lieu, à promouvoir la dimension culturelle du soufisme, par le biais de certains légataires de ce patrimoine sublime.
De l’avis de Faouzi Skalli, président du festival, «ce rendez-vous cherche à réaliser d’une façon certes modeste, et à ce titre surtout illustrative, un paradigme essentiel pour la survie de notre humanité et une orientation vers un développement qualitatif et solidaire (et non seulement quantitatif tel qu’il est conçu aujourd’hui par les critères purement financiers de la croissance)».
Le Festival de la culture soufie a, non seulement, pour vocation de faire découvrir un patrimoine spirituel et artistique d’une richesse exceptionnelle, mais aussi d’ouvrir une réflexion sur ce que pourrait être l’apport de ce patrimoine au cœur même de la société marocaine d’aujourd’hui, a souligné M. Skalli dans une déclaration à la presse.

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