Festival de Tétouan, la renaissance

Festival de Tétouan, la renaissance

La treizième édition du Festival international du ciné-ma méditerranéen de Té-touan a ouvert ses portes. Le coup d’envoi de cette manifestation a été donné lors de la cérémonie d’ouverture organisée samedi 24 mars au cinéma espagnol de la ville de la Colombe blanche. Les organisateurs, ont voulu créer cette année la différence. Le festival a changé et il fallait montrer ce changement. C’est ce qui a été déclaré devant le public par le directeur du festival Ahmed Housni, et le ministre de la Communication Nabil Benabdallah. Ce dernier est le président de la fondation du Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan créé en 2006. Après des difficultés dans son parcours, le festival fondé en 1985 est présenté aujourd’hui sous une nouvelle formule. En plus de devenir une manifestation annuelle, cette messe cinématographique prend de l’importance avec la nouvelle organisation. L’équipe de départ, de l’Association des amis du cinéma de Tétouan (ACT) est aujourd’hui renforcée et soutenue par la fondation du festival. «Cette manifestation a toujours été le fruit d’un travail associatif, c’était un festival artisanal organisé avec les moyens de bord, cela a fonctionné un certain moment mais en 2003, c’était la chute, le festival allait disparaître et il fallait trouver un moyen de le sauver», déclare à ALM Abderrahim Sami le secrétaire général de la fondation.
L’édition 2007 marque donc le renouveau dans la vie du festival. C’était le credo de tous ceux qui ont pris la parole lors de la cérémonie d’ouverture dont la scénographie est signée de la griffe du metteur en scène Mohamed Zouhir. «Cette édition coïncide avec le 22ème anniversaire de la création des premières rencontres cinématographiques organisées par l’ACT, aujourd’hui le festival se présente sous une nouvelle configuration et s’inscrit dans une nouvelle ère avec une note d’espoir», affirme ému, Ahmed Housni.
A son tour, Nourredine Touchgani, le représentant de la région Tanger Tétouan a emprunté la même voie pour déclarer que cette édition marque une ère nouvelle. Une ère qui est en même accompagnée par le développement et la restructuration de la région. «Cette édition s’inscrit dans l’atmosphère et le climat d’ébullition dans lequel vit ces derniers  la région de Tanger Tétouan, avec la réalisation de nouveaux projets et avec le développement de son économie», a-t-il souligné.
Nabil Benabdallah en tant que ministre abonde dans le même sens et se réjouit de la formule actuelle. «En parcourant la région, on est frappé par les profonds chantiers de développement initiés partout, nous aimerions que cette édition puisse constituer l’événement culturel-phare de cet espace régional renaissant ». Vers la fin de son allocution et à la grande surprise du public, avant de déclarer le festival ouvert, le ministre de la Communication a fait part de son souhait le plus profond. Pouvoir prendre la parole et de la même manière non pas en tant que ministre de la Communication mais en tant que président de la fondation. «J’espère que je pourrais parler tel que je le fais ce soir et avec la même ferveur en tant que président de la fondation», a-t-il déclaré le sourire aux lèvres. Cette confession avait l’allure d’une mini campagne electorale pour qu’il puisse être reconduit à la tête de la fondation.
La maîtresse de cérémonie, la chanteuse de Melhoun Majda El Yahyaoui a par la suite présenté les trois jurys de cette édition. La compétition long-métrage sera suivie par un jury composé de cinq membres et présidé par Hamid Bennani. Côté court, le président du jury, le chorégraphe Lahcen Zinoun est entouré des membres dont l’actrice française d’origine marocaine Salwa Naimi et le réalisateur français Bruno Ulmer. Enfin, le jury du documentaire est présidé par Ali Essafi, le nouveau directeur artistique de la Société nationale de la radio et télévision (SNRT).
Les moments forts de cette édition à savoir, l’hommage au chanteur Abd El Halim Hafed et le panorama du cinéma italien ont été mis en valeur lors de la cérémonie d’ouverture. A travers la présence de plusieurs artistes égyptiens comme Farouk El Fichaoui et Ilham Chahine membre du jury long-métrage, ce festival scelle comme il est de coutume une relation avec le cinéma égyptien. Le public est fixé, il sait à quoi s’attendre durant les huit jours du festival qui sera clôturé le samedi 31 mars.

DNES à Tétouan

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