Festival des arts traditionnels : Une 1ère édition dans une peau nationale

Festival des arts traditionnels : Une 1ère édition dans une peau nationale

Hisser la valeur de la tbourida en l’associant à la halqa.  Voilà comment désire se démarquer l’association locale de développement du cheval et de la fantasia de Bouznika des autres manifestations dédiées à la tbourida en glissant,  pour la première fois,  le festival des arts traditionnels,  qui existe depuis 4 ans,  dans une peau nationale. 

Ces détails ont été expliqués à ALM,  jeudi 1er août à Rabat, peu avant la tenue d’un ftour-presse,  par Yasmina Rhoulami, directrice de cette manifestation qui se tiendra du 20 au 25 août à la plage de Bouznika à l’occasion de la Fête de la jeunesse.  «Ce qui distingue cette première édition nationale c’est que des sarbas (troupes de tbourida) proviendront de toutes les régions du pays pour prendre part à ce festival contrairement aux éditions précédentes qui se limitaient à la participation d’équipes locales issues des environs de Bouznika», précise-t-elle.

Pour célébrer ce festival dans sa nouvelle configuration,  l’association initiatrice de cette manifestation, organisée en partenariat avec la municipalité de Bouznika,  a choisi le thème «Khayl wa khayal» (chevaux et imaginaire).  Au niveau de khayl,  les organisateurs prévoient,  pendant toute la durée du festival,  des shows de tbourida qui seront exhibés l’après-midi et le soir. 

Des ateliers d’initiation à tbourida seront également offerts au cours de la journée aux adultes. Les enfants ne sont pas en reste puisqu’ils auront droit à des poney-tbourida. Les jeunes, à leur tour, se verront dédier des ateliers de chorégraphie par l’artiste Latefa Ahrrare. Et pour le côté khayal, le festival sera marqué par des spectacles ambulants de halqa sur le thème de la tbourida qui seront donnés,  au cours de la journée,  par les meilleurs conteurs comme Mohamed Bariz, qui en a donné un avant-goût lors du ftour-presse,  et Zohra Zrieq. De surcroît, les organisateurs ont prévu de rythmer chaque soirée du festival par des concerts de musique populaire qui fait la part belle à la tbourida.

A propos,  par ailleurs,  du budget de cette manifestation, les initiateurs précisent qu’il n’est pas encore arrêté. Quand même, Mohamed El Kharoussi, président de l’association initiatrice de l’événement a dévoilé à ALM quelques chiffres du budget qui demeure insuffisant à ses yeux. Ainsi la municipalité de Bouznika a alloué au festival un million et 500 mille DH. 300 mille DH sont consacrés au transport des chevaux,  200 mille DH pour le baroud et 500 mille DH pour les espaces du festival, outre 75 millions pour les équipements. Que la baraka soit insufflée à ces montants !

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