Festival du cinéma d’Alexandrie : Hommage égyptien au cinquantenaire du cinéma marocain

Le  Festival international du Cinéma d’Alexandrie célèbre le «jubilé d’or» du cinéma marocain du 26 au 30 août prochain. Initié par l’Association des écrivains et critiques de cinéma égyptiens, ce festival, qui se tiendra dans le cadre de la célébration du cinquantenaire du cinéma marocain, rendra hommage à Touria Jabrane, première comédienne dans le monde arabe à occuper le portefeuille de ministre de la Culture, indiquent les organisateurs. Ainsi marquera cette cérémonie, la projection de deux films dans lesquels joue l’actrice Touria Jabrane, à savoir «Argana» du réalisateur Hassan Ghanja et «Oud Lward» de Lahcen Zinoun. Tout au long de sa carrière de dramaturge, Mme Touria Jabrane a reçu plusieurs prix et Ouissams à l’occasion de festivals nationaux, arabes et internationaux, dont notamment le Ouissam du mérite national. Elle a également été nommée Chevalier des arts et des lettres de la République française. «Argana» et «Oud Lward» seront présentés dans une section spéciale intitulée «Panorama des films marocains de réalisation récente» qui comprend notamment les films «Les coeurs brûlés» (Ahmed El Maanouni), «Tissée de main et d’étoffe» (Omar Chraïbi), «Whatever Lola Wants» (Nabil Ayouch), «Real premonition» (Ahmed Ziad), «Où vas-tu Mosché ?» (Hassan Benjelloun).

Le rôle principal féminin du film «Argana», premier long-métrage de Hassan Ghanja, est tenu par Touria Jabrane. Elle joue aux côtés de Mohamed Merouazi et Hamidou Benmassoud, pour illustrer une histoire s’inspirant d’un arbre millénaire qui est l’arganier. Entièrement tourné en extérieur, ce film se veut un hommage aux écologistes. Tamghart (Touria Jabrane) est une femme au caractère bien trempé, symbole de la résistance dans son village dont elle devient le point focal. Son mari, un résistant, a été tué par les colons, mais elle a gardé de cette période une disgracieuse cicatrice au visage et le mousquet de son défunt mari. Tamghart a ce côté tendre et rude, tragique et affable. Compréhensive et têtue, elle est moderne et très ancrée dans la tradition du terroir, un peu comme l’arganier. Un arbre menacé de disparition par la cupidité des promoteurs immobiliers et les marchands de sites touristiques. Le film «Oud Lward», quant à lui, est «un hommage à la femme et à la musique» selon les propos de son réalisateur Lahcen Zinoun.  Il raconte la destinée de Oud Ward, rôle principal joué par Sanaa Alaoui : une petite fille enlevée puis vendue comme esclave qui découvre  la musique et intègre la riche demeure d’un maître de musique qui décide d’en faire son élève.  Le talent et la renommée de Oud Ward grandissent. Et Ward perturbe involontairement la vie du harem car le maître des lieux n’a plus d’yeux que pour elle, ce qui, forcément, entraîne de la jalousie et des intrigues de palais qui finissent par l’anéantir, et la rendre folle. Ce film a reçu le prix  d’interprétation féminine du 9e Festival national du film marocain pour Sanna Alaoui et le prix  du second rôle féminin a été décerné à Hanane Zouhd. Selon les organisateurs, le Maroc participera avec un seul film dans le cadre de la compétition officielle du festival qui porte sur le thème «Le cinéma de la Méditerranée». Sont programmés dans le cadre de cette compétition des débats sur nombre de films de pays méditerranéens.

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