Festival international d’art vidéo de Casablanca : Treize vidéastes interrogent le territoire

Festival international d’art vidéo de Casablanca : Treize vidéastes interrogent le territoire

La ville de Casablanca s’apprête à accueillir à partir de ce 24 avril et jusqu’au 29 la 24ème édition du Festival international d’art vidéo (FIAV).

Créé en 1993 par la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’sik de Casablanca, cet événement pluridisciplinaire est devenu au fil des années le rendez-vous incontournable de l’art vidéo et la création numérique. Il a pour objectif d’offrir un espace d’échange entre les jeunes étudiants et artistes. «En arrivant à la 24ème édition, le FIAV a connu une maturité capable de suivre l’évolution du secteur de l’art vidéo, c’est la raison pour laquelle cette année le festival a choisi comme thème  : «Cyberspace l’Agora Virtuelle», indiquent à ce sujet les organisateurs. De ce fait, treize vidéastes venus de plusieurs pays sont invités à exposer leurs œuvres vidéo dans le cadre de la sélection internationale, organisée sous le thème «Territoires silencieux». On retrouve Halida Boughriet (France-Algérie), Edgar Endress (Chili – Etats-Unis), Randa Maroufi (Maroc-France), Ismaïl Bahri (France- Tunisie), Michel Plantnic (Allemagne), Mathilde Lavenne (France) et Simon Christoph Krenn (Autriche).

«C’est une sélection d’œuvres fédératrices avec un dispositif d’éducation à l’art vidéo, qui a pour objectif de sensibiliser et d’initier à la lecture et à la pratique artistique, en croisant les différentes manières de «faire la vidéo», de la regarder et de l’énoncer. Il s’agit de favoriser le développement d’une politique artistique et culturelle au sein de la ville de Casablanca, de créer un espace commun d’échange autour de l’art vidéo», explique dans ce sens Mohamed Thara, commissaire de la sélection internationale. Le FIAV 2018 offre, en effet, une programmation riche en activités. L’ouverture sera marquée par l’inauguration de l’exposition des installations au Studio des arts vivants.

Durant la même soirée, le public découvrira la création «White Beast» de Sarah Balthazar. Celle-ci sera produite par la compagnie française Mirage. Le public découvrira également une diversité d’installations tout au long du festival parmi lesquelles «Check & Mat» de Halida Boughriet, «Museum» : Galeries virtuelles et augmentées de Yann Minh. Outre les ateliers, performances et installations, le festival propose plusieurs conférences et débats dont la conférence placée sous le thème «Mythes, mèmes, et prophéties autoréalisatrices. Quels sont les futurs de l’humanité» et «Tourner en rond ? Filer droit? Pour l’art (vidéo) c’est pareil».

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