Festival international de la danse : «On marche» aborde la révolution à Marrakech

Festival international de la danse : «On marche» aborde la révolution à Marrakech

Une vingtaine d’artistes venus de différents pays sont invités à se produire au Festival international de la danse «On marche» à Marrakech. La compagnie Anania, organisatrice de cet évènement, vient de dévoiler le programme de cette 7ème édition qui aura lieu du 3 au 10 mars. Pour cette année, les organisateurs ont élargi leurs expériences en proposant un menu assez spécial et en offrant plusieurs activités culturelles dans plusieurs espaces de la ville ocre. «Le programme est riche en spectacles, conférences, projections de films et de Master class», indique Taoufiq Izziddiou, directeur du festival. Plusieurs thèmes seront traités à cette occasion, notamment le Printemps arabe. «Il y aura des spectacles qui parlent de la révolution et des mouvements dans les pays arabes. Je peux dire qu’on a essayé de rester universels», souligne-t-il. Par ailleurs, le public aura le privilège de découvrir une vingtaine de spectacles présentés par plusieurs danseuses et chorégraphes. En l’occurrence, le chorégraphe Jean Claude Rabemananajara qui présentera sa pièce chorégraphique «Plainte», interprétée par quatre danseurs. Venue du Brésil, la chorégraphe danseuse et enseignante de la danse, Adriana Grechi, donnera, quant à elle, son œuvre d’art «Fronteiras Moveis». L’artiste tunisienne aux multiples talents, Allia Sellami, parlera de la révolution à travers son spectacle à l’Ecole supérieure des arts visuels. Avec une ingéniosité élégante, la troupe primée de Luca Silvestrini présentera son œuvre de danse «Lot of love». Ainsi, à l’occasion de la Journée de le femme, la Martiniquaise Annabel Guérédrat rendra hommage à la Vénus noire, Sarah Baartman, à travers son spectacle «A Freak show for S». De plus, l’Institut français de Targa accueille la Marocaine et professeur de danse contemporaine Ahlam EL Morsli et l’Alghérien Walid Borni pour offrir au public le spectacle «RésistanceS…». D’autres activités seront organisées en parallèle. Nous en citerons les rencontres et les débats placés autour de plusieurs thèmes, notamment «La Femme artiste, femme révolutionnaire», et «Artistes contemporains arabes en discussions». «Le budget du festival «On marche» est d’environ un million 500 dirhams. Il s’agit d’un petit budget, je note que les artistes se produiront gratuitement, si ce n’est pas le cas, cela nécessitera plus d’argent»,  ajoute le directeur du festival.

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