Festival international du film de Marrakech : Le film «Kandisha» dans la course pour l’étoile d’or

Festival international du film de Marrakech : Le film «Kandisha» dans la course pour l’étoile d’or

La cité ocre se parera de ses strass et paillettes pendant huit jours lors de la huitième édition du Festival international du film de Marrakech. Cette grand-messe du cinéma mondial lève ses rideaux ce vendredi 14 novembre et se poursuit jusqu’au 22 novembre, avec comme à l’accoutumée, une programmation diversifiée et ouverte sur les différentes cultures et les nouvelles expériences cinématographiques. De nouveaux talents sont à découvrir lors de la compétition officielle du festival. Parmi ceux-là, on note le réalisateur marocain Jérôme Cohen-Olivar qui participe avec son deuxième long-métrage, intitulé «Kandisha», aux côtés de 14 autres films représentant plusieurs pays. Il s’agit de «100» de Chris Martinez (Philippines), «Im Winter ein Jahr» de Caroline Link (Allemagne), «Sveitabruokaup» de Valdis Oskarsdottir (Islande), «Happened» de Declan Recks (Irlande), «El nido vacio» de Daniel Burman (Argentine), «Flammen & Citronen» de Ole Christian Madsen (Danemark), «Frozen River» de Courtney Hunt, «Prince Of Broadway» de Sean Baker, «Kasky» de Aku Louhimies (Finlande). Les autres long-métrages en compétition sont «Il primo giorno d’inverno» de Mirko Locatelli (Italie), «Dixia de Tiankong» de Zhang Chi (Chine), «Dikoe Pole» de Mikhail Kalatozishvili (Russie), «Zero Bridge» de Tariq Tapa (Etats-Unis et Inde), «Pora Umierac» de Dorota Kedzierzawska (Pologne).  Ces productions, pour la plupart datant de l’année 2008 à part le film «Pora Umierac» qui date de l’année 2007, sont en lice pour les quatre prix du festival qui sont l’Etoile d’Or-Grand Prix, le Prix du jury et les Prix d’interprétations masculine et féminine.
La cérémonie de clôture sera marquée par la projection du film « 8 » des réalisateurs Jane Campion, Mira Nair, Gael Garcia Bernal, Jan Kounen, Gaspar Noé, Abderrahmane Sissako, Gus Van Sant & Wim WendersFrance. Pour la catégorie hors compétition, les organisateurs ont prévu une dizaine de films dont le Marocain, «Amours voilées» (Hijab el hob) de Aziz Salmy, «Disgrâce» de Steve Jacobs (Australie et Afrique du Sud), «Gloss» de Andreï Konchalovsky (Russie), «Far North» de Asif Kapadia (France et Royaume-Uni).
Figurent également dans cette catégorie les films «Pour Elle» de Fred Cavayé (France), «The Duchess» de Saul Dibb (Royaume-Uni), «Body of Lies» de Ridley Scott (Etats-Unis), «The girl in the park» de David Auburn (Etats-Unis) et «What just happened?» de Barry Levinson (USA) qui ouvrira le bal de ce 8ème FIFM. Le film «Tu te souviens d’Adil?» de Mohamed Zineddaine représentera le Maroc dans la catégorie «Coup de cœur». Cette catégorie compte également les films «Gasolina» de Julio Hernandez Cordon (Guatemala, Espagne & Etats-Unis), «Hunger» de Steve McQueen, «La rabia» de Albertina Carri (Argentine), «Eid Milad Laila» de Rashid Masharawi (Palestine, Tunisie & Pays-Bas), «Links» de Froukje Tan (Pays-Bas), «Shadows in the sun» de David Rocksavage (Royaume-Uni).
 Le bal du festival sera ouvert par la projection du film «What just happened?» du réalisateur Barry Levinson. Ce dernier, quadruple lauréat du prestigieux Oscar préside par ailleurs le jury du festival. Un jury qui comprend Sebastian Koch (acteur allemand), Joaquim de Almeida (acteur portugais), Hugh Hudson (réalisateur, scénariste et producteur anglais), Caterina Murino (actrice italienne), Agusti Villaronga (réalisateur et scénariste espagnol), Natacha Regnier (actrice belge), Ghita El Khayat (psychologue marocaine) et Mariama Barry (écrivain et juriste guinéo-sénégalaise). Outre les films en lice et les projections grand public, cette édition sera marquée par d’autres moments forts avec au menu un hommage à des cinématographies internationales. Il s’agit, en l’occurrence, des «40 ans de cinéma britannique», «la Russie d’Andrei Konchalovsky», «50 ans de cinéma marocain», et «le meilleur de Youssef Chahine». Autre moment fort, une première dans les festivals du cinéma en Afrique et dans le monde arabe, l’initiative des organisateurs d’associer le public malvoyant et non-voyant à cette fête cinématographique et ce, par la projection de films selon la technique de «la description auditive». Une initiative très louable qui, outre et surtout une programmation alléchante, contribuera certainement à consolider encore le cachet de proximité de ce festival, devenu désormais incontournable.

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