Festival international du film sur les droits de l Homme : Une subvention de 20.000 DH crée la polémique

Festival international du film sur les droits de l Homme : Une subvention de 20.000 DH  crée la polémique

La 5ème édition du Festival international du film sur les droits de l’Homme (Izerfan), qui s’est déroulée les 18, 19 et 20 juin à Rabat, a suscité le débat autour de son financement. En effet, son directeur envisage de poursuivre en justice Bassima Hakkaoui après que la ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, ait privé le festival de la subvention annuelle estimée à 20.000 DH. «Cela fait quatre ans qu’on reçoit cette subvention du ministère. Cependant, la ministre Bassima Hakkaoui a décidé, cette année, de ne pas nous l’accorder», déplore M. Louzi, directeur et fondateur du festival. Selon M. Louzi, par la convention de subvention conclue cela fait 4 ans entre le ministère et les organisateurs du festival, ledit ministère s’est engagé à accorder cette subvention. «La position de la ministre nous a étonnés, j’ai décidé de la poursuivre en justice», s’indigne-t-il. Celui-ci a indiqué que  «la ministre Hakkaoui n’a pas voulu octroyer cette petite contribution pour motif que le festival a décerné six trophées des droits humains à trois juifs marocains et à trois personnalités amazighes».
Concernant les personnalités juives, il s’agit  d’Abraham Serfati, Edmond Amran El Maleh et Simon Levy. «Le festival, nous le voulons un espace de débat et de rencontre entre réalisateurs de films qui abordent les droits humains dans le monde. Chaque année l’événement rend hommage à des personnalités issues de différentes cultures ; grecques, françaises et juives». Par ailleurs, les organisateurs ont pu boucler cette édition avec un budget estimé à 40 milles dirhams. «C’est grâce au soutien de quelques institutions qu’on a pu financer le festival. Nous y sommes, arrivés malgré le manque de moyens et nous continuerons à mener le combat pour sa pérennité». ALM a essayé de contacter, à maintes reprises, la ministre de tutelle, Bassima Hakkaoui qui est malheureusement restée injoignable. Pour rappel, le Festival international du film sur les droits de l’Homme a été placé sous le thème «Amazighité et laïcité». Après le Chili, la Palestine, l’Argentine et la Tunisie, cette année, l’Algérie a été l’invité d’honneur de cette 5ème édition.

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