Festival national du film de Tanger : «Malak», les mères célibataires sous les projecteurs d Abdeslam Kelai

Festival national du film de Tanger : «Malak», les mères célibataires sous les projecteurs d Abdeslam Kelai

Sélectionné en compétition officielle, le long-métrage «Malak» d’Abdeslam Kelai a été diffusé, samedi 2 février, dans le cadre du 14ème Festival national du film de Tanger (FNF). Tourné en sa quasi-totalité dans la perle du nord, ce film de 97 minutes, qui traite du phénomène des mères célibataires, met en scène une pléiade d’artistes marocains dont Feu Mohamed Majd, Omar Lotfi, Saadia Ladib, Mohamed Choubi et Najat El Wafi. Selon Abdeslam Kelai, «Malak» s’inspire de la réalité et il est le résultat d’un travail de terrain de plusieurs années. «Le film est le fruit d’une série d’entretiens que j’ai menés auprès des mères célibataires», a-t-il dit, lors de la conférence de presse organisée dimanche 3 février.  
Ce film a constitué une belle opportunité pour Chaimae Ben Acha, qui a donné libre cours à son talent pour bien réussir son rôle de Malak. Incarnant pour la première fois le personnage principal dans un long-métrage, cette jeune comédienne «a donné l’impression qu’elle ne joue pas, mais qu’elle vit son rôle de Malak», a souligné Abdeslam Kelai.
Par ailleurs, le réalisateur part de la fin, décrivant l’accouchement de Malak, avant d’enchaîner par les faits du film. Il raconte ainsi l’histoire d’une mineure de 17 ans, qui découvre qu’elle est enceinte. Délaissée par son amant, Malak décide de quitter sa ville natale Larache par peur de la réaction de sa famille particulièrement de son père et son frère. Ces deux personnages sont incarnés respectivement par Mohamed Choubi et Omar Lotfi. Malak décide de s’installer à Tanger et se retrouve seule à affronter la vie. Elle ne peut résister longtemps et s’adonne vite à la prostitution pour pouvoir vivre et se prendre en charge. «J’ai voulu à travers ce film dresser deux portraits : celui de Malak et de son entourage qui maltraite et marginalise les femmes qui sont dans sa situation», selon Abdeslam Kelai.
Originaire de Larache, le réalisateur a voulu tourner ce film dans le nord, particulièrement dans sa ville natale et Tanger. Il a pu ainsi décrire une société chamalie conservatrice. Abdeslam Kelai a essayé, en fait, de focaliser son attention sur le personnage de Malak, mais sans oublier d’aborder des problèmes tels que la violence, la délinquance et l’émigration clandestine, liés à Tanger, où s’est déroulé le tournage de la quasi-totalité de ce film.  
Ayant entamé en 2004 sa carrière de réalisateur de «Happy Day», Abdeslam Kelai a à son actif quatre courts-métrages et autant de téléfilms. Il vient de co-écrire le scénario et réaliser son premier long-métrage «Malak». Lauréat de l’Institut national d’action sociale, il a travaillé dans le domaine social et humanitaire.  Sa passion pour le 7ème art l’a poussé à poursuivre ses cours par correspondance pour obtenir un diplôme en réalisation cinéma. Il a pu aussi enrichir sa carrière artistique par des stages effectués à l’étranger.

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