Festival national du film de Tanger : «Sellam et Démétran», un film sur la nostalgie de l’enfance

Festival national du film de Tanger : «Sellam et Démétran», un film sur la nostalgie de l’enfance

Après sa participation à plusieurs festivals au Maroc et à l’étranger, le court- métrage «Sellam et Démétran» continue de marquer le public avec autant de succès. En dialecte rifain, il réussit à faire bonne impression lors du 10ème Festival national du film qui se poursuit jusqu’au 20 décembre à Tanger. Ce court-métrage qui a été primé lors du dernier festival du cinéma de Martil est constitué de flash-back sur la nostalgie de l’enfance. «Ce film décrit l’ambiance de la fin des années 70 dans la région du Rif. Les enfants du village adoraient, à cette époque, les dessins animés japonais de la grenouille Démétran», a déclaré le réalisateur, Mohamed Amin Benamraoui lors d’une rencontre-débat, organisée lundi15 décembre autour du court-métrage «Sellam et Démétran». Ce réalisateur, qui réside et travaille en Belgique, a réussi à décrire en partie son enfance passée aux environs de Nador. «J’ai découvert le cinéma à l’âge de quatre ans car nous habitions en face d’une salle de cinéma qui avait pour nom «Cinéma Victoria». Comme les enfants de cette région, je regardais la série des dessins animés Démétran plusieurs fois par jour grâces aux chaînes marocaine, espagnole et algérienne que nous réussissions à capter», a expliqué Mohamed Amin Benamraoui.
Le film raconte l’histoire de Sellam, un jeune artiste-peintre rifain qui retourne dans son village natal après une absence de vingt-cinq ans. Il n’y retrouve qu’un désert et des lieux en ruines. Tout a changé, les gens sont déprimés à cause de cette ambiance morne. Seul M’Hand, son ami d’enfance, est parvenu à garder son esprit de l’humour et son don de grand farceur. D’ailleurs, le film débute avec une scène montrant celui-ci renversant le verre du thé de l’épicier en guise plaisanterie.
Ce triste décor qui reste de son village, a fait ressentir au jeune artiste-peintre beaucoup de nostalgie pour son heureuse enfance passée dans ce village. Et sa mémoire lui renvoie à des souvenirs d’une journée bien chargée.
Ces souvenirs demeurent liés à ses dessins animés préférés lorsqu’il était enfant. La télévision marocaine devait diffuser dans la soirée le dernier épisode de cette série.
Le petit Sellam a eu l’impression d’y vivre une grande fête. Et rien ne devrait l’empêcher de regarder ces dessins animés. Sauf que sa mère, qui était d’habitude sévère et rigoureuse, devenait, en cette journée, plus exigeante. Le petit Sellam devait faire des courses et aller chercher de l’eau à la source. Une fois toutes ces tâches accomplies, il partait regarder ses dessins animés en compagnie de ses copains chez l’épicier du village.
Le film se termine par une scène satirique montrant Sellam, le jeune artiste-peintre qui retourne au bercail, en train de dessiner au bord de la rivière et son ami d’enfance M’Hand qui lui faisait une farce en jetant un caillou en sa direction.
Ce film qui vient d’être primé lors du dernier festival de Martil fait découvrir des acteurs rifains qui jouent avec talent et spontanéité. Comme c’est le cas d’Ala Eddine El Bachiri qui a interprété le personnage du petit Sellam. L’actrice rifaine Louisa- qui a joué le seul personnage féminin dans le film- a excellé dans le rôle de mère et suscité l’admiration du public.

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