Festival Timitar : Des rythmes et des signes

Festival Timitar : Des rythmes et des signes

La ville d’Agadir s’apprête à accueillir à partir de ce mercredi, le Festival Timitar. Un mot rempli de signification, de signes et de symboles. Ce festival est dédié aux amateurs de la musique berbère, la musique des « Imazighens », les Hommes libres.
Organisé par le Conseil régional Souss Massa-Drâa, la wilaya d’Agadir, la mairie de la ville et le Conseil régional du tourisme, ce festival promet d’être riche en spectacles et en événements. Ce festival est né pour transmettre une culture proprement marocaine, la culture amazighe. Cette culture favorise en outre le dialogue et l’échange.
En effet, la musique est un des meilleurs moyens pour dialoguer avec l’autre et pour découvrir d’autres cultures. C’est pour cette raison que les organisateurs choisissent d’inviter des artistes d’autres horizons, pour jouer de la musique du monde. Timitar s’ouvre donc sur les musiques du monde. Des musiciens représentant les quatre coins du monde, l’Amérique, l’Asie, l’Europe et l’Afrique honoreront de leur présence le festival. Parmi ces artistes étrangers, figurent Nahawa Doumbia du Mali, Daby Touré de Mauritanie, l’orchestra Baobab du Sénégal, Ojos de Brujo d’Espagne, les tambours du Bronx de France, ainsi que Marcel Khalifa et l’ensemble Al Mayadim du Liban.
Le festival va se déployer sur les différentes places de la ville. Trois scènes, 37 concerts et 37 groupes sont prévus pour fêter la première édition du Festival « signes et culture Timitar ». Parmi les artistes qui seront présents lors de cet événement, figurent Izenzaren du Souss, Raïssa Fatima Tabaamrant du Souss également, les frères Akkaf de Rabat, Amentag du Souss et la liste est encore longue.
En offrant ces moments d’amour, de tolérance et de convivialité, Agadir, haut lieu touristique, devient terre de festivals. Selon les organisateurs, ce festival évoquera la richesse du patrimoine musical de la région Souss Massa-Drâa et sera honoré par les musiciens du monde qui ont su témoigner de leur époque, sans renier leurs racines.
Durant cinq jours, plusieurs scènes accueilleront des artistes venus du Maroc et des quatre continents pour un temps festif de partage et de générosité. La musique, à sa façon, raconte le monde, le joue et le chante. Elle donne de l’écho aux âmes, plongeant dans la tradition ou s’affirmant dans la modernité. Selon M. Brahim El Mazned, directeur artistique du festival, il y aura un thème pour chaque soirée. Plusieurs thèmes pour mettre en valeurs la culture amazighe, riche de couleurs, de chants et de danses.
Une autre nouveauté de ce festival c’est surtout et on l’aura compris, l’implications de jeunes musiciens issus de miieux différents et qui feront découvrir leur musique au public.
Ainsi, il y aura les «Afters» à 22h 30 avec de jeunes rockers et rappeurs marocains. En effet, selon, M. Brahim El Mazned « il y a de la place pour Oudaden, Inezraf et les Rouaiss, mais il y a aussi les jeunes gadiris qui font du hip-hop».
Les organisateurs du festival voulaient ainsi couper avec le passé, et chercher un nouveau concept de festival mieux convenable pour la ville. Les imazighens sont possesseurs de tout un art ancestral, mais cela n’empêche qu’il faudrait confronter cet art avec la nouveauté et la modernité. C’est une façon de rajeunir cette musique berbère et de la rendre universelle. C’est donc ce défi que les organisateurs du Festival Timitar décident de relever en confrontant la musique berbère avec les rythmes du monde.

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