Festivals publics : Ce qui va changer…

Festivals publics : Ce qui va changer…

ALM : Le thème des festivals a fait l’objet d’une journée d’étude récemment à Rabat. Quelle évaluation en faites-vous?
Issa Ikken : Cet événement a eu lieu pour essayer de clarifier certaines zones d’ombre concernant l’organisation des festivals qui appartiennent au ministère de la Culture. Après cinq ans dans l’organisation des festivals, il fallait revoir la conception et apporter un regard frais sur ces manifestations. Un changement important a été annoncé lors de cette journée d’étude et qui se concrétise pour un début avec le Festival international du théâtre du jeune public qui a lieu du 21 au 23 avril 2005 à Taza. C’est ce festival qui marquera le point de départ de la nouvelle stratégie dans le contexte du changement.

En quoi consiste justement cette nouvelle stratégie ?
Auparavant, il y avait une seule personne qui s’occupait de la gestion des festivals. Aujourd’hui, la donne change. Dans cette optique d’évolution, il y a eu, lors de la journée d’étude, la désignation des coordinateurs. Chaque coordinateur aura désormais sous sa responsabilité trois ou quatre festivals. Il sera en outre tenu à travailler en concertation avec les directeurs des festivals. Leurs attributions sont, entre autres la conception, et la révision des contenus et de la programmation des festivals en accord avec la vision des directeurs. À cet effet, il y a un comité de pilotage qui va être créé au sein du cabinet du ministère. Cette même instance est animée par le secrétaire général du ministère et va se réunir régulièrement pour présenter le programme.

La décision de la désignation d’un directeur pour chaque festival est-elle de nature à rehausser le niveau de ces manifestations?
Oui sans aucun doute. Cette nouvelle restructuration a pour but de mettre fin à toute la confusion qui existait auparavant. C’est aussi dans l’objectif de donner plus de souffle aux festivals. Maintenant, chaque festival est sous la responsabilité du directeur. Ce dernier doit superviser l’organisation et le déroulement de son festival. En plus de devoir concevoir le programme du festival, il y a également des activités parallèles à gérer.

Quand-est-ce que cette nouvelle formule des festivals va-t-elle être appliquée ?
Nous avons déjà commencé à travailler dessus. Deux semaines après la journée d’étude, j’ai présenté le projet au ministre de la Culture. Ce dernier a validé cette nouvelle conception.  Les coordinateurs ont déjà entamé leurs réunions avec le secrétaire général. Ils ont mis au point le programme détaillé du festival qu’ils ont pour mission d’organiser. Ces réunions ont pour objectif notamment d’installer une dynamique de groupe pour que les différents acteurs se sentent impliqués. Par là -même, le rendement sera de meilleure qualité. Le premier festival qui inaugure cette nouvelle stratégie est bien le festival International du théâtre des jeune public qui se déroule en ce moment même à Taza. C’est ce festival qui débute la saison. Il est axé essentiellement sur les enfants et les jeunes. Le directeur de ce festival est Amine Benyoub et le coordinateur est Abdelhak Afendi.  

Lors de cette journée d’étude, on a reproché aux organisateurs le manque de communication. Ce volet sera-t-il confié à des agences spécialisées ?
Nous avons une nouvelle conseillère en communication qui vient de rejoindre l’équipe du ministère. Elle s’occupe de la communication de tous les évènements culturels qu’organise le ministère. Mais il ne s’agit pas pour le moment de confier la communication à des agences privées. Nous n’ avons pas encore pensé à cela. Peut-être pour plus tard, mais pour l’instant, rien n’est décidé. Nous sommes encore dans une phase d’observation.

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