FIFM : deux films marocains dans la course

FIFM : deux films marocains dans la course

L’édition 2006 du Festival de Marrakech sera-t-elle celle du grand sacre pour le cinéma marocain ? Ce doux rêve est d’autant plus permis que le Maroc sera représenté par deux films de grande qualité «Wake up Morocco» et «What a wonderful world» respectivement signés par Narjiss Nejjar et Fawzi Bensaïdi. Mais «en principe, tous les films sélectionnés ont des raisons de remporter le grand prix», nous a dit le vice-président du FIFM, Noureddine Saïl. Au total, ce sont quinze films qui sont dans la course pour l’Etoile d’Or. Un lot qui se décline sous toutes les couleurs et sur tous les tons : «Il a suffi que maman s’en aille» de René Féret (France), «The paper will be blue» de Radu Muntean (Roumanie), «Las Vidas de Celia» de Antonio Chavarrias (Espagne), «Casa de Areia» de Andrucha Waddington (Brésil), «Un dimanche à Kigali » de Robert Favreau (Canada), «Le Perroquet rouge» de Dominik Graf (Allemagne), «We fall in love again» de James Lee (Malaisie), «Gradually» de Maziar Miri (Iran), «Le Pensionnat» de Songyos Sugmakanan (Thaïlande), «A casa nostras» de Fransesca Comencini (Italie), « Mon frère se marie» de Jean-Stéphane Bron (Suisse), «Prag» de Ole Christian Madsen (Danemark) et «Boby» de Emilio Estevez (Etats-Unis). La tâche du jury, présidé par le très exigeant cinéaste polonais Roman Polanski, et qui compte parmi ses membres l’acteur et humoriste marocain Jamal Debbouze, ne sera pas de tout repos. En attendant le «verdict», qui sera rendu le 9 décembre prochain, toutes les possibilités restent ouvertes. Comme de tradition, le FIFM alignera plusieurs films en marge de la compétition. Le bal sera ouvert par les «Indigènes» de Rachid Bouchareb et se terminera sur le film «Mon meilleur ami» de Patrice Leconte. Dans la catégorie des «hommages», seront sur le podium le grand acteur marocain Mohamed Majd et d’autres comédiens illustres comme Susan Sarandon (Oscar 95 pour son interprétation de Sœur Hélène dans le film «La Dernière marche» de Tim Robbins). Cela étant, la véritable vedette de cette grand-messe reste, évidemment, la ville de Marrakech qui s’est forgée, au fil des éditions, la réputation d’une véritable «ville-planète» du cinéma international. Le FIFM a donné à la cité ocre davantage de relief en l’inscrivant dans le circuit des destinations cinématographiques les plus prisées à l’échelle mondiale. «En creusant davantage le sillon de la qualité», comme l’a si bien dit M. Saïl, le FIFM a donné la preuve de ce qu’un festival peut être et peut faire pour la promotion d’une destination comme Marrakech.

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