juillet 26, 2017

Fituc : L’Italie à l’honneur de la 29ème édition

Fituc : L’Italie à l’honneur de la 29ème édition

Festival dédié au théâtre universitaire

Le Fituc souffre depuis des années de manque de moyens financiers et logistiques, ce qui entrave son organisation.

Vingt troupes théâtrales venant de plusieurs pays se produiront lors de la 29ème édition du Festival international de théâtre universitaire de Casablanca (FITUC), prévue du 4 au 9 juillet. Organisée par la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, cette édition s’annonce particulière. Elle met à l’honneur l’école de théâtre italienne. «Après la Chine, cette année le Fituc rend hommage à l’Italie. Nous voulons essayer de mettre en relief la particularité de l’école théâtrale que le pays représente. L’école italienne a son poids et son statut dans le théâtre mondial. Cette année, ce pays  participe lors de la cérémonie d’ouverture avec le ballet de Milan», indique Abdelkader Gonegai, directeur du Fituc et doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik de Casablanca.

La 29ème édition du Festival sera organisée sous le thème «Action, aspect du théâtre contemporain». Elle regroupera en effet des spécialistes du théâtre et jeunes artistes universitaires de plusieurs pays dont le Maroc, l’Italie, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, la France, l’Allemagne, le Mexique, la Russie, le Sultanat d’Oman, ainsi que la Corée du Sud, qui participe pour la première fois. «Nous voulons profiter des expériences étrangères sur toutes les expériences mixtes», ajoute M. Gonegai. Au programme de cette manifestation théâtrale, des workshops qui seront animés par des animateurs d’une double nationalité. Elle propose également des spectacles, des tables rondes et une exposition de peinture réalisée par Hachimi Idrissi, l’un des fondateurs de ce festival. Plusieurs troupes se produiront dans des instituts et espaces culturels, à savoir le Complexe culturel Sidi Belyout, la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, le Complexe culturel Moulay Rachid, Espace Mohammed Sekkat, l’Institut français de Casablanca, le Centre culturel du consulat italien et le Studio des arts vivants de Hay Hassani. Par ailleurs, le Fituc souffre depuis des années de manque de moyens financiers et logistiques, ce qui entrave son organisation. «Il y a un manque énorme de soutien financier de la part des institutions. Nos dépenses sont trop minimes. Le festival nécessite un budget de 3 millions de dirhams, alors que nous n’arrivons à avoir que 5 ou 7% de ce budget», ajoute le directeur de ce festival. Et d’ajouter : «Nous sommes très satisfaits de son contenu, la qualité de son programme annuel, le rôle qu’il joue pour la ville de Casablanca dont il porte le nom et pour l’université marocaine, mais très déçus de la réaction de toutes les structures. On n’arrive pas à avoir un soutien digne d’un festival de 29 ans d’organisation et également classé premier dans le monde».

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