Focus sur les livres à petit tirage

Les éditions Al Manar ont réalisé de nombreux livres illustrés. Les quatre livres exposés, en ce moment, ont tous été tirés à douze exemplaires sur Vélin d’Arche. Ils sont vendus à 3000 DH. Le texte du poète est manuscrit. Ces quatre livres sont : «Un pays m’est nécessaire» (Abdellatif Laâbi et Saddouk), «Etoile distante» (Mostafa Nissabouri et Tibari Kantour), «Orage, zéphir» (Taha Bekri et Mohamed Kacimi) et «L’arbre et la glaise» (Alain Gorius et Abderrahim Yamou). Ce qui caractérise ces livres, c’est que l’illustration est affranchie de toute servitude descriptive.
C’est une réalité autonome qui a une valeur propre, en dehors de toute sujétion au texte. Les noms du poète et du peintre sont de surcroît imprimés dans les mêmes caractères typographiques. Leur taille est donc identique. Ce qui établit, dans l’ordre de l’importance, une équivalence entre le poète et le peintre. En plus, la parité entre les deux hommes est rehaussée par l’absence de la mention «illustré par».
Pour le poète Mostafa Nissabouri, l’amitié fonde la collaboration d’un poète avec un peintre en vue d’une publication en commun. Ses poèmes publiés dans des livres à petits tirages ne présentent pas au demeurant cet aspect léger propre à certains livres illustrés. Ces derniers d’adressant à un public limité de bibliophiles, les écrivains ne leur réservent pas toujours les textes qui leur tiennent le plus à coeur. «Etoile distante» révèle une expérience capitale aux yeux du poète. «Je donne un texte en rapport avec un travail de longue haleine.
Le texte présenté dans cette édition est un extrait d’un long poème qui est appelé à être publié. C’est un extrait qui présente des parentés avec l’oeuvre de Tibari Kantour qui travaille sur le papier, sur les graffitis. C’est un livre de dialogue. Ce n’est pas de l’illustration», nous confie le poète. D’autre part, on ne peut pas occulter l’éditeur lorsqu’on parle des livres à petits tirages. Le livre illustré est le fruit du travail de ces trois personnes : le poète, le peintre et l’éditeur. Si l’un d’eux manque à son rôle, c’est le livre entier qui en pâtit.

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