Fondation nationale des musées : Hommage posthume à la professeure Joudia Hassar-Benslimane

Fondation nationale des musées : Hommage posthume à la professeure Joudia Hassar-Benslimane

La défunte est la première contributrice d’une science patrimoniale inestimable pour le Royaume. C’est ainsi qu’elle fut tout naturellement nommée conservatrice du Musée archéologique de Rabat de 1973 à 1986, devenu Musée de l’histoire et des civilisations.

C’est un hommage grandiose que la Fondation nationale des musées rend à la professeure Joudia Hassar-Benslimane, en posant tout récemment une plaque commémorative éponyme au Musée de l’histoire et des civilisations à Rabat. Une cérémonie organisée en présence de la famille de la défunte, ses collègues et confrères, du président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, et du ministre de la culture et de la communication, Mohamed Laaraj.

En rendant hommage à cette professeure, la Fondation nationale des musées met en valeur un parcours assez particulier. De son vivant, Joudia Hassar-Benslimane était archéologue émérite et militante engagée. «Passionnée d’art et d’Histoire, Feue la professeure Joudia Hassar-Benslimane était une experte marocaine en archéologie. Précurseur dans ce domaine, elle est à l’origine de nombreux ouvrages, articles et études traitant à la fois de l’Histoire, de l’architecture et de l’archéologie islamique», indique le Fondation nationale des musées à propos de la défunte. Dans ce sens, la professeure compte à son actif «L’archéologie islamique et son apport à l’Histoire», «Tinmel : nouvelle recherche archéologique», «Habitat dans les villes : un riche patrimoine», ou encore «Les relations entre arts mérinides et arts nasrides».

Au-delà de ses apports académiques, Feue Hassar-Benslimane était, selon la même source, une femme de terrain. «De ce fait, elle avait dirigé plusieurs campagnes de fouilles archéologiques dans différentes régions du Royaume», enchaîne la fondation. Cette structure précise également que la défunte est la première contributrice d’une science patrimoniale inestimable pour le Royaume. C’est ainsi qu’elle fut tout naturellement nommée conservatrice du Musée archéologique de Rabat de 1973 à 1986, devenu Musée de l’histoire et des civilisations. Il est donc évident que ce lieu soit garni d’une plaque commémorative portant le nom de la défunte. La Fondation nationale des musées a bien vu en rendant hommage à cette professeure également fondatrice et ancienne directrice de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) de 1986 à 2005.

Pour rappel, le Musée de l’histoire et des civilisations a été rouvert en avril 2017 par la Fondation nationale des musées. Comme le précise cette structure, «la vocation du Musée de l’histoire et des civilisations de Rabat est de présenter, à travers les vestiges qu’il renferme, l’histoire du Maroc depuis la préhistoire jusqu’à l’époque islamique». En détail, le musée présente une exposition permanente dédiée exclusivement aux collections archéologiques selon un parcours chronologique commençant par la préhistoire, puis l’époque punique, l’époque romaine et enfin l’époque islamique. Un endroit chargé d’histoire.

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