Françoise Pouget, une experte en huile d’olive

Françoise Pouget, une experte en huile d’olive

Pour Françoise Pouget, la première impression est toujours la bonne. À Marrakech, lors du lancement officiel d’Olea Capital (lundi 18 septembre), elle a attiré l’attention de l’assistance sur sa passion pour l’huile d’olive. « La première dégustation de l’huile d’olive passe d’abord par le nez, ensuite la bouche. Pour le parfum donc, la première impression est toujours la bonne !», insiste-elle. Cette spécialiste de l’huile d’olive est une vraie passionnée pour les produits du terroir. Pour déguster une huile d’olive, Françoise Pouget a besoin de tout un cérémonial. Des verres bleus à cognac, de petits morceaux de pain grillé, de fines tranches de pommes vertes… C’est dire que cette experte du Conseil oléicole international (COI) tient beaucoup aux petits détails qui font d’elle l’une des dégustatrices les plus connues du pourtour méditerranéen. Cette Française a fait «preuve d’une vive curiosité gustative et culinaire» depuis son jeune âge. Un intérêt qu’elle a approfondi en continuant ses études et ses recherches à Madrid puis en Andalousie. L’Espagne est un pays connu et reconnu dans le monde de la gastronomie pour la qualité de son huile d’olive. Elle décroche ainsi, en 2001, son diplôme du COI en qualité d’experte en dégustation des huiles d’olive vierge, avec mention très bien ! Ensuite et «avec mon titre de Catador en poche, j’ai effectué un stage chez Nunez de Prado, qui depuis 1795 est à l’huile d’olive ce que le Château Yquem est au vin», note-t-elle.
Françoise Pouget a presque la même démarche qu’un œnologue. Elle propose une nouvelle manière pour apprécier toutes les qualités de ce produit avec une technique propre à cette dame qui a sillonné le monde à la recherche des meilleurs ingrédients. Et d’ajouter : «À travers une dégustation, on retrouve l’autonomie de ses sens, on apprend à lire les qualités d’une huile d’olive, parce qu’il existe toute une palette d’huiles et que nez, palais et papilles sont différents. Une dégustation de ces véritables jus de fruits frais s’impose donc pour apprécier leur qualité, leur richesse et leur diversité et pour mémoriser leurs caractères».
« Flairez, sentez l’huile par petites inspirations et laissez venir vos sensations et perceptions ! », conseille-t-elle à tous ceux qui veulent « reconnaître » les plaisirs de l’huile d’olive.
Et puis, elle vous invite à boire une gorgée, à la « mâcher » et à la faire tourner sur toutes les parois de la bouche. Cela vous permettra de mieux ressentir les saveurs, les arômes et l’ardence. 
«L’ardence est une qualité unique que l’on ne trouve que dans l’huile d’olive. Elle provoque une sensation de picotement dans la gorge lorsque l’on avale l’huile», explique Mme Pouget.
Entre deux dégustations, il faut manger un morceau de pain ou de pomme pour «effacer» les traces de la première dégustation. La cérémonie se termine souvent par un aperçu sur les types d’huiles d’olive et sur la richesse de l’espèce marocaine. Une invitation à redécouvrir un produit bien de chez nous. 


 Le Conseil oléicole international en bref

Le Conseil oléicole international fut créé en 1959 comme organe responsable de l’administration de l’Accord international sur l’huile d’olive et les olives de table, dont le premier accord fut signé en 1956. Entre autres décisions, le COI a mis au point et adopté deux normes commerciales : la norme qualitative unifiée applicable aux olives de table dans le commerce international et la norme commerciale applicable à l’huile d’olive et à l’huile de grignons d’olive. Le Maroc figure parmi les membres du COI.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *