Fusion entre jazz européen et musiques marocaines

Le concert de clôture du Festival Jazz au Chellah a dignement fêté, lundi soir, les 15 années d’existence de cette manifestation culturelle incontournable de la scène marocaine avec une création franco-marocaine réunissant le trio Louis Sclavis et Majid Bekkas, Aly Keita au Balafon et les gnaoua de Salé.
Le public venu en masse a longuement applaudi le trio conduit par Louis Sclavis à la clarinette, Minino Garay aux percussions et Ramon Lopez à la batterie qui a été rejoint par Majid Bekkas, qui a troqué le temps d’un concert sa casquette de directeur artistique pour retrouver celle d’artiste international, avec son guembri, son oud et sa magnifique voix au timbre suave et mélancolique. Cette création a été initiée par Majid Bekkas pour son nouveau CD avec Louis Sclavis, son ami de longue date. Sclavis est l’un des musiciens les plus créatifs de la scène européenne. Pour lui, «la rencontre est une dimension essentielle à l’épanouissement organique de toute musique». Autour de lui, des artistes de grande pointure: l’artiste éclectique et inclassable Minino Garay, batteur de Dee Dee Bridgewater. Puis Ramon Lopez, batteur hyper actif, récemment décoré «Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres» pour saluer son importance et son rayonnement artistique en France. En première partie de cette soirée de clôture, le groupe finlandais Ilmiliekki Quartet, qui compte Verneri Pohjola à la trompette, Tuomo Prattala au Piano, Olavi Louhivuori à la Batterie et Antti Lotjonen à la basse, a gratifié le public par une prestation réussie.

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