GEORGES MOUSTAKI, MOUSTAKI

GEORGES MOUSTAKI, MOUSTAKI

Il y a des come-back qui font grincer, d’autres qui font rire. Car on doit forcément tirer son chapeau à un chanteur qui a écrit pour Piaf, chanté avec Barbara et ose aujourd’hui un duo d’amour avec l’immense Emma Thompson (Emma). Sa barbe ne l’ayant jamais quitté, Moustaki est comme les pyramides de son pays d’origine, il n’a plus d’âge. Guidé par Jean-Claude Vannier (« Melody Neslon »), certainement le plus grand arrangeur de la chanson française, il livre douze confidences tranquilles sur fond de folk à fleur de peau, à fleur de coeur, qu’il a plus souvent gros qu’autrement (Petit testament, Amant de secours, Je m’en irai (un jour peut-être) ). Pudique, c’est sur un souffle pâle qu’il lance ses mots choisis, humeurs vagabondes, gourmandises pas toujours assouvies mais qu’importe… Odéon qui ouvre le disque et que Barbara n’aura pas eu le temps de chanter. Moustaki puise dans les rythmes et les valses du passé mais restent d’une stupéfiante modernité, preuve que la lucidité musicale, quels que soient les genres ou la langue d’expression choisie, se conserve.

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