Ghani Kabbaj : «Les artistes peuvent accomplir ce que les politiques ne peuvent pas»

Ghani Kabbaj : «Les artistes peuvent accomplir ce que les politiques ne peuvent pas»

ALM : Vous avez repris dans votre précédent album plusieurs titres anciens. Pourquoi ce choix ?
Ghani Kabbaj : Après avoir repris des chansons telles que «Zinak ya Boudlal», «Mahboub khatri» et «Malaketi rouhi», j’ai remarqué que le public marocain aime ce genre de chansons d’amour pleines de sentiments et de sensations, sachant que c’était ma spécialité et mon créneau. Dès lors, j’ai pensé faire des chansons qui touchent les problèmes des gens. Surtout  que j’ai eu dernièrement quelques problèmes de santé qui m’ont valu des soins à Paris et qui ont complètement changé ma vision de la vie. Mon prochain album qui sort dans les bacs fin décembre contient une dizaine de titres aux thèmes sociaux.
La première chanson de cet album s’intitule «Zeman li jabeni lik ghadi rajaâk lia». Cette chanson que j’ai moi-même écrite, décrit les problèmes actuels des Marocains, d’ailleurs je les ai vécus moi- même.

Quels sont vos projets ?
Sont prévues plusieurs tournées nationales et internationales. Après, je préparerai un album entièrement en français avec Pierre Palmade. C’est un humoriste très connu en France qui a voulu écrire des chansons pour moi pour que les Français qui ne comprennent pas l’arabe puissent écouter la chanson marocaine.

A quel point vos chansons sont appréciées en Europe?
Je confirme que la chanson marocaine a une grande place en Europe. A travers   mon expérience artistique, je trouve que la créativité est un élément capital pour que le public suit les pas du chanteur. Je fais de mon mieux pour varier entre les styles de mes chansons.
J’essaie toujours de préserver l’esprit de la musique marocaine tout en introduisant des influences occidentales. Je fais de mes chansons un moyen pour promouvoir l’ouverture et le métissage entre les cultures et les peuples.

Vous avez participé au troisième Concert pour la Tolérance à Agadir, qui a rassemblé plusieurs artistes du monde entier. Comment jugez-vous de tels événements ?
C’est une bonne expérience qui promeut la musique est la langue des peuples et ignore le cadre étroit des frontières entre les pays. Les artistes peuvent accomplir ce que les responsables politiques n’ont pas pu faire. Ils font de la musique une expression de paix, contre toutes les formes d’extrémisme, contre les guerres et les divisions. C’est un message ouvert pour le dialogue et une rencontre entre cultures et religions.

Vous avez déjà rencontré Nelson Mandela et l’ancien président français Jacques Chirac. Qu’en est-il de cette rencontre ?
Ce fut un honneur, en particulier, lorsque le leader sud-africain m’a fait part de son admiration pour ma voix et a loué mes capacités artistiques, tout comme l’a fait le président Jacques Chirac.
Remporter le prix du meilleur chanteur en Afrique du Nord avec ma chanson «Un mot pour toi», que j’ai chantée en français, m’a conforté dans mon choix pour la musique mondiale. Je m’efforce de suivre cette voie par le biais de la multiplication des expériences artistiques.

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