Grande messe de journalisme

Comment les journalistes peuvent-ils travailler de façon indépendante lorsqu’ils couvrent des conflits internationaux? La question est au centre des priorités des grands médias, si l’on en juge par les conditions de plus en plus difficiles, dans lesquelles exercent aujourd’hui leurs reporters ou correspondants à travers le monde.
Aux Etats-Unis, il semble que le problème est tranché. En période de conflit ou de guerre, critiquer la politique américaine concernant aussi bien l’Afghanistan ou l’Irak est très mal vu par les autorités. Il est même jugé par le gouvernement d’antipatriotique. Ce qui inquiète plusieurs journalistes et associations américaines de défense de liberté d’expression.
Lorsqu’il s’agit de couvrir des conflits où les Etats-Unis est partie prenante, le retour de la censure dans les médias américains est de plus en plus manifeste. Dans quelle mesure peut-on alors concevoir le rôle des médias dans les conflits internationaux ? Comment informer sans tomber dans le piège de la propagande comme c’est le cas pour bon nombre de médias américains? Autant de questions qui seront soulevées lors d’un forum international qui sera organisé au Maroc en mai 2003 par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et l’Union des Journalistes Arabes (UJA). Ce forum verra la participation de nombreux journalistes et experts venus de plusieurs pays. Le débat sera entre autres focalisé sur les moyens à mettre en oeuvre pour soutenir les journalistes palestiniens qui exercent dans des conditions de sécurité absentes.
Selon le Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM) membre de la FIJ et de l’UJA, cette rencontre permettra de consolider les liens de partenariat entre ces deux associations. Notons que lors de la dernière réunion du bureau exécutif de la FIJ, plusieurs représentants des syndicats de journalistes du Maroc, d’Algérie et de Tunisie se sont penchés sur les moyens de renforcer leur coordination avec les syndicats de différents pays de la rive sud de la Méditerranée. L’objectif étant de mettre en place un programme d’action sur une période de deux ans. Concernant l’Afrique, la dernière réunion du bureau de la FIJ s’est soldée par plusieurs décisions. On peut citer à ce propos, la nécessité de réévaluer le travail de la Fédération en Afrique par l’élaboration d’une nouvelle stratégie.
Lors de cette rencontre, les intervenants ont souligné l’importance de considérer le continent africain comme un tout. Ils ont proposé d’inclure les syndicats d’Afrique du Nord dans le budget consacré à l’Afrique à travers le programme baptisé «Médias pour la Démocratie».
Les participants ont par ailleurs opté pour la réévaluation des priorités de l’action de la FIJ en Afrique en y incluant le développement des structures syndicales dans le continent. A cet égard, la définition de la place des médias dans le «Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique» connu sous le nom du NEPAD a été également mise en avant. Pour la FIJ, le développement des médias est l’une des conditions pour garantir la démocratie dans le continent africain.

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