HACA : Après les licences, les engagements

HACA : Après les licences, les engagements

Les porteurs de projets audiovisuels ont signé leurs cahiers de charge hier mercredi 17 mai à Rabat. Les onze opérateurs qui ont obtenu la licence d’exploitation de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) le 10 mai 2006 étaient tous présents. L’occasion pour Ahmed Ghazali président de cette instance de faire un discours de cadrage du processus qui a conduit au choix des nouveaux opérateurs. “La rareté de la ressource fréquentielle aura naturellement conduit à faire des choix privilégiant dans un premier temps les projets offrant des services audiovisuels axés sur la diversité, la proximité et la complémentarité avec les services proposés par les opérateurs publics et privés et existants“, a expliqué M. Ghazali qui a aussi tenu à rappeler que la Haca n’est pas le seul organisme concerné par libéralisation du paysage audiovisuel marocain (PAM) et qu’il s’agit d’une “responsabilité partagée entre plusieurs acteurs“. Autrement dit, offrir au public un PAM de qualité est l’affaire de ceux qui en font partie et des différents acteurs qui sont chargés de le faire vivre en rencontrant les attentes des téléspectateurs et des auditeurs. Vaste programme.
Grand défi aussi. C’est en tenant compte de ce souci primordial que le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle s’est montré probablement prudent en n’autorisant pas tous les projets soumis. D’ailleurs, ce conseil parle d’une “première vague de licences“ laissant entendre qu’il y aura d’autres par la suite. Cette démarche progressive est d’autant plus judicieuse que le Maroc en est à sa première expérience d’ouverture audiovisuelle. Pour rappel les licences concernent une télévision, Medi Sat dirigée par Pierre Casalta, et dix radios régionales et multirégionales. Chacun des responsables ont paraphé à tour de rôle le cahier de charge élaboré par la HACA. Cette dernière a examiné les dossiers sur la base d’une grille d’évaluation. Les candidatures sont notées sur un total de 100 points. D’après le président de la HACA, Ahmed Ghazali les membres de cette instance ne se sont pas basé sur une moyenne. Pour que le dossier soit validé, il fallait obtenir un maximum de 80/100. Cette note est quant à elle calculée sur la base d’un pourcentage dans les cinq rubriques de la grille  d’évaluation dont les éléments sont entres autres «concept et service», «contribution au développement du secteur audiovisuel national», «ressources humaines», et enfin «viabilité économique et financière». C’est sur la base de cette grille qu’a été réalisé le cahier de charge.  Ce document est une sorte de charte composée de plusieurs articles que les opérateurs se doivent de respecter. «On s’est engagé à respecter un certain nombre de mesures touchant notamment au volet des ressources humaines, le capital, la grille de programmation ainsi que le matériel technique», déclare Rachid Hayek, directeur de la radio Likouli Nass. Cette radio musicale devrait commencer à émettre dans un délai de trois mois. «Notre deadline ne dépasse pas une période de trois mois pour la station de Casablanca et concernant celle de Settat et d’El Jadida, le délai est de 6 mois», souligne le patron de Likouli Nass.
Cette radio a pour vocation d’être une chaîne de divertissement qui a pour cible les jeunes et les femmes. L’autre porteur de projet du même genre est Younés Boumehdi. Celui-ci a proposé un projet sérieux de radio musicale intitulée «Hit Music». Cette même station devrait être diffusée à partir du site d’émission de la Société nationale de la radiotélévision (SNRT) à Rabat. En plus des stations musicales, d’autres opérateurs ont choisi l’économie comme cible. Il s’agit de la radio écomédia FM du journaliste Abdoulmounaim Dilami ainsi que Biz FM de Thami El Ghorfi. D’autres radios se veulent plus généralistes telles que «Radio plus» et «Atlas FM» de Abderahman Adaoui. Ces deux radio devront desservir les villes de Marrakech et d’Agadir et diffuseront des informations à caractére touristique. Les initiateurs de ce projet comptent convaincre des opérateurs touristiques pour annoncer sur leurs chaînes en leur proposant dans un premier temps des tarifs très intérressants. Les informations diffusées seront-elles aussi à utilité touristique et culturelle ? L’ensemble des porteurs de projets sont à présent impatients d’émettre leurs émissions. Le délai maximum est fixé à dix-huit mois. Mais tous sont appelés à gagner une bataille cruciale. Celle du contenu.


 MFM de Kamal Lahlou


Autorisation d’émettre sur 3 bassins régionaux à savoir :
• Marrakech le Haut Atlas : Marrakech, Essaouira, Chichaoua, Al Haouz…
Soit une population cible de près de 3.100.000 habitants.
• Souss Massa et ses prolongements : Agadir, Inezgane, Taroudant…
Soit une population cible de 2.600.000 habitants.
• Région de Fès – Meknès : Fès, My Yacoub, Meknès, Sefrou…
Soit une population cible de 2.800.000 habitants.

Concept :
MFM est une radio en format généraliste qui aura pour vocation de faire de la proximité.
Seront proposés aux auditeurs des programmes avec un contenu local et des émissions qui répondent aux besoins et aux attentes des habitants des régions précitées.L’objectif de ces radios de proximité sera de faire participer les populations de ces régions au développement de leur ville, à travers par exemple des émissions de débats durant lesquelles ils pourront réagir et interpeller les élus de leur ville sur des sujets variés et sur des problèmes qu’ils vivent au quotidien.
La proximité, c’est aussi une programmation musicale adaptée au goût de chaque auditoire d’une région. D’ailleurs la HACA nous impose un taux horaire quotidien minimal de 20% à consacrer à la programmation musicale marocaine régionale.

Programmation :
Une radio généraliste par définition s’adresse à un public plus large et plus diversifié que toute autre radio. Le contenu est donc diversifié :
– Information locale.
– Musique.
– Divertissement.
– Reportages.
– Magazines.
– Débats…

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