Hakim Ghazali : «mon pays m’inspire»

Hakim Ghazali : «mon pays m’inspire»

ALM : Le 8 avril dernier, vous avez  reçu le premier prix de la nouvelle création typographique moderne. Une agréable façon de reconnaître votre talent artistique…
Hakim Ghazali : Linotype, leader mondial dans le domaine de la création typographique, a lancé ce concours de typographie moderne au niveau international en octobre 2005. C’est vraiment un honneur pour moi ainsi que pour mon pays, le Maroc, de recevoir le premier prix de "la lettre arabe marocaine moderne". J’ai travaillé sur la création d’un nouveau design graphique, un nouveau visage d’une lettre arabe traditionnelle de style marocain.
C’est, en effet, pour moi une reconnaissance internationale de mon travail artistique d’une grande maison telle que Linotype. Je viens également de recevoir le premier prix de la nouvelle tendance calligraphie/peinture à la biennale internationale de Sharjah aux Emirats Arabes Unis.
Le deuxième prix etait aussi marocain. Il a été destiné à l’artiste peintre Abdellah Hariri.

Quelles sont les caractéristiques de cette typographie moderne ?
La typographie moderne consiste à développer le côté design et donner à la lettre une nouvelle tendance esthétique. Ma préoccupation a toujours été de sauvegarder ce patrimoine marocain, c’est pour cela que je l’ai imposé au comité international qui a organisé ce concours.
Mon grand souhait à présent c’est que les responsables nous soutiennent dans cette voie pour qu’on puisse aller plus loin dans nos recherches pour un Maroc moderne, riche par son histoire et sa culture.

Quels sont les autres projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?
Je suis en train de finaliser les dernières étapes d’un contrat qui consiste à explorer ma création avec Linotype Company, toujours en Allemagne. J’ai d’autres projets en tête mais rien de concret pour l’instant.

Quel a été votre parcours professionnel ?
Après un baccalauréat section Arts Plastiques à Casablanca, je suis parti en France pour poursuivre mes études supérieures à l’Ecole des arts appliqués à l’Impression et à l’école Supérieure d’art et design. J’ai décidé ensuite de rentrer au Maroc.
J’ai alors enseigné à Art’Com de Casablanca. Mais au bout d’une année, je fais mes valises et retourne en France pour remettre les pendules à zéro et recommencer une nouvelle vie.
J’ai travaillé alors entre Paris et Dubaï où je suis actuellement responsable du département de design au sein du musée de «Sharjah» aux Emirats Arabes Unis. Parallèlement, je fais de la recherche dans le domaine de la calligraphie marocaine.

Vous êtes également connu pour votre travail pictural. En quoi consiste-t-il exactement ?
Je suis très lié à tout ce qui est trace c’est-à-dire des traces des murs anciens.
Le mur est à mon sens le témoin par excellence de notre histoire, de notre identité. Lorsque j’étais enfant, le mur était notre espace de communication.
J’aimais beaucoup écrire, dessiner et m’exprimer par des dessins et des graffitis. J’ai tendance aussi à aimer tout ce qui est simple et naturel.

Et quelles sont vos sources d’inspiration ?
Mes sources d’inspiration c’est mon pays dont je suis fier…

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