Hamid Selmani Bouayoune : ««Wach bghiti la prime» parle du monde de l’entreprise»

Hamid Selmani Bouayoune : ««Wach bghiti la prime» parle du monde de l’entreprise»

ALM : Parlez-nous de votre one-man- show « Wach bghiti la prime » ?
Hamid Selmani Bouayoune : Mon-one man show «Wach bghiti la prime» parle du monde de l’entreprise où travaille Si Abdelâadim. Il décide de développer le système d’évaluation des collaborateurs en introduisant l’entretien annuel entre le manager et ses collaborateurs. Ce one- man-show que j’ai le plaisir de présenter au public marocain aborde un sujet qui touche l’entreprise et également une grande partie de notre société, à savoir l’absence de communication verticale entre les supérieurs et leurs subordonnés. Ce show peut être vu par tout type de public.

Qu’entendez-vous par «le théâtre entreprise» et pourquoi ce choix ?
Le théâtre d’entreprise, le théâtre en entreprise ou le théâtre pour l’entreprise est un outil de communication utilisé par les entreprises, dans leurs rencontres, séminaires ou manifestations, afin d’aborder des dysfonctionnements internes, dans un cadre généralement d’humour. Ce qui permet de parler des non-dits et des idées qui ne peuvent être traités officiellement, dans des réunions ou des formations. Ce type de théâtre est largement utilisé en Europe et en Amérique, sous plusieurs formes. Il est utilisé aussi dans les formations comportementales, commerciales, de communication ou de management. Ce genre de théâtre est un créneau très riche que j’invite les artistes à attaquer, et créer des partenariats entre l’entreprise et l’art dramatique, qui reste limité aux quelques spots publicitaires. Avec ce genre, le théâtre peut reconquérir le public, au moins les salariés, en montrant que le théâtre est utile pour communiquer et s’instruire tout en s’amusant. Je suis intéressé par le «Le théâtre entreprise» car je veux participer à le faire connaître auprès du public. Cela me permet aussi de mettre sous la loupe quelques aspects de comportement dans les entreprises marocaines que je rencontre à travers leurs observations pendant mes séances de formation que j’anime en entreprise ou que j’ai constaté pendant mon passage dans différents services de l’entreprise.

On ne vous connaît pas assez sur la scène médiatique, comment expliquez-vous cela?
Être connu sur la scène médiatique est une arme qui peut se retourner contre l’artiste, lorsqu’il devient monotone on reproduit les mêmes personnages ou les mêmes textes remixés. C’est vrai, je suis peu connu malgré que j’ai commencé mes activités artistiques quand j’étais étudiant, en 1985. Je travaille à un rythme imposé par mon travail comme formateur en entreprise et puis la majorité des spectacles auxquels j’ai participés étaient montés lorsque j’habitais la ville de Fès, et il y a une difficulté de se faire connaître lorsqu’on est loin du centre. Actuellement, je suis installé à Rabat. Le public m’a découvert dans quelques épisodes de Moudawala. J’en ai même écrit le scénario d’un épisode.

Vous êtes auteur, acteur et réalisateur, comment alliez-vous entre cette triple casquette ?
Je crois à la spécialisation dans le domaine artistique, ça enrichit le spectacle. J’ai commencé à écrire le texte pour deux personnages, mais j’étais confronté à deux difficultés. La première est la synchronisation de mes horaires et celle de mon partenaire. La deuxième est financière. Mais comme j’ai une autre source de vie que l’art, et je le fais surtout pour le plaisir, j’ai décidé de prendre mon temps et de monter un one- man-show, qui me satisfait et j’espère que le public va aimer. La production est un vrai problème pour le développement du théâtre au Maroc.

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