Hassan El Fad : «Les rôles sérieux me manquent»

Hassan El Fad : «Les rôles sérieux me manquent»

Entretien avec Hassan El Fad, Humoriste

Ce qui m’a convaincu le plus c’est le scénario et surtout le cinéma de Claude Gagnon. Ce réalisateur fait des films absolument magnifiques. Il a sa vision propre à lui, ses choix esthétiques et ses choix philosophiques.

La star du rire Hassan El Fad va revenir sur le grand écran dans le film canadien «Les Vieux Chums» de Claude Gagnon dont le tournage a pris fin récemment au Maroc. Et loin de s’écarter de son premier amour «la comédie», il reviendra, en automne prochain, avec une tournée marocaine avec son spectacle «Who’s Kabour».

ALM : Vous faites partie des acteurs de la fiction canadienne «Les Vieux Chums» de Claude Gagnon, dont le tournage s’est déroulé à Imsouane. Parlez-nous de votre rôle dans ce film…

Hassan El Fad : Je joue le rôle de Abdel, un ex-professeur de philosophie qui a fait le choix de s’installer dans un village de pêcheurs. Celui-ci se trouve être l’ami du héros, appelé «Piero». Ils ont été pratiquement pionniers à découvrir ce village.

Qu’est-ce qui vous attire de plus dans ce film ?

C’est très intense comme relation et comme expérience surtout. Pour moi, c’est un bon timing de reprendre au cinéma et les rôles dramatiques. Ce qui m’a convaincu le plus c’est le scénario et surtout le cinéma de Claude Gagnon. Ce réalisateur fait des films absolument magnifiques. Il a sa vision propre à lui, ses choix esthétiques et ses choix philosophiques. Il m’a convaincu très vite d’intégrer ce projet. C’est une expérience humaine très agréable.

Comment s’est fait le choix de votre rôle?

Le réalisateur m’a contacté via une boîte de production. Quand j’ai reçu le scénario, j’ai surtout aimé l’angle d’attaque de la problématique humaine qui est très forte et son traitement original. J’ai aimé l’esprit, l’ambiance, l’atmosphère du scénario. Bref, les intentions étaient très attrayantes.

Qu’est-ce que vous a rajouté comme expérience le fait de collaborer avec une équipe canadienne ? 

J’ai tourné dans la partie marocaine. L’équipe était mixte mais majoritairement canadienne. C’était très cool, agréable et professionnel. Il y a eu aussi des rapports humains très agréables. 

Peut-on dire que le cinéma vous manque?

Depuis pratiquement deux ans, ça commence à me manquer de faire des rôles «sérieux», des rôles dramatiques. Je commence à recevoir des propositions de scénarios, notamment de films marocains. J’ai reçu plusieurs propositions de collaboration autour de longs métrages. Je n’ai pas pu faire tout mais je suis en phase de lecture de deux scénarios de films marocains et j’espère pouvoir les faire. Je préfère ne pas annoncer les noms des réalisateurs parce que rien n’est confirmé pour l’instant.

Quel regard portez-vous sur l’humour au Maroc actuellement ?

C’est un secteur très dynamique. On aime ou on n’aime pas, c’est une offre artistique très active. Il y a de la quantité certes, mais elle est censée connaître un certain filtrage pour garder les meilleures propositions sur le marché. C’est en vogue maintenant, c’est comme toutes les modes. Je pense que ceux qui ont le plus long souffle et qui ont du contenu vont tenir longtemps.

Quels sont vos projets ?

En automne, j’entamerai une tournée au Maroc avec mon spectacle «Who’s Kabour». Une vingtaine de spectacles sera programmée dans plusieurs villes marocaines. De même, il y a un projet pour la télévision qui se prépare. J’écris tout le temps. Je pense que mon métier principal c’est l’écriture. D’ailleurs, j’ai commencé son écriture en décembre 2018 alors que j’ai fait une pause en mars car j’étais un peu fatigué. Je reprends la rédaction en septembre. Pour l’instant, je suis officiellement en vacances.

 

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *