Haytam Miftah : «J’ai d’autres projets avec Hassan El Fed»

Haytam Miftah : «J’ai d’autres projets avec Hassan El Fed»

ALM : Quelles nouvelles après votre rôle réussi de «Lahbib» ?

Haytam Miftah : Je viens de présenter en avant-première mon premier et nou-veau spectacle intitulé «Scanner» lors du 1er festival «Juste pour rire» orga-nisé récemment à Agadir. Mon show y a été fort apprécié par le public qui m’a surpris par sa réaction positive. Je ne m’y attendais pas. Pour préparer ce bon spectacle, j’ai pris tout mon temps après «Lahbib». Ma performance à «Juste pour rire» sera suivie d’une participation au Festival international Afrique du rire qui sera bientôt lancé au Maroc. Parallèle-ment, je compte préparer, en début de la saison, d’autres projets pour la télévision ou le Web. En outre, je me concentre sur «Scanner» pour une tournée au Maroc et à l’étranger.

De quoi parle votre nouveau «Scanner»?

Dans ce spectacle, je scanne les diffé-rentes manières dont se comportent les Marocains au quotidien sans qu’ils s’en rendent compte. Sur scène, je crée une certaine intimité avec eux pour leur rappeler ces comportements. C’est cette interprétation, en tant que style appro-prié, qui me met à l’aise. Je suis un type qui observe énormément. Quand je suis en train d’écrire des sketchs, je me sou-viens d’ailleurs de tous ces comporte-ments et gestes qui m’inspirent.

Est-ce possible de mener seul une car-rière après avoir été propulsé par une star comme Hassan El Fed ?

Vous savez, quand j’ai forgé mes pre-miers talents, c’était au théâtre, stand- up et sketchs. Lorsque j’ai côtoyé Hassan El Fed, j’ai vu la manière dont il écrit ses textes. Pour sa part, il a assi-milé ma démarche en comédie qui s’est avérée proche de la sienne. C’est ainsi que «Lahbib» a été conçu. Un person-nage sur lequel nous avons ardemment travaillé. Après une première appari-tion à la télévision fort appréciée par le public il faut donc soit hisser le seuil du succès, soit abonder dans le sens de la réussite réalisée. D’autant plus que j’ai déjà d’autres projets avec Hassan El Fed. Nous devons juste les achever en recherchant des rôles à valeur ajoutée pour être appréciés par les Marocains.

Quels regards portez-vous sur le stand-up et la comédie au Maroc ?

Récemment, plusieurs humoristes optent pour ce style né en Amérique et qui n’est absolument pas facile. Il est, en fait, difficile de s’adresser au public en tant que personnage interlocuteur tout en interprétant une situation pour que le spectateur comprenne celle-ci. Pour ma part, je suis optimiste quant à l’avenir du stand-up, au Maroc, qui se fraie un bon chemin et sera inter-prété par de nouveaux humoristes. J’espère également que les artistes fourniront plus d’efforts pour hisser leur niveau. Dans la comédie, nous assistons également à l’apparition de nouveaux artistes. Cependant, leur nombre demeure minime par rapport à certains pays et énorme comparé à d’autres.

Cela devrait certainement provoquer de la concurrence…

Plutôt, chacun a un style et une manière de traiter les sujets. A mon sens, il n’y a pas de concurrence puisque chacun a, outre ce style approprié, un public et des produits à vanter. Dans l’ensemble, il y a une concurrence loyale. Par l’occasion, j’aurais aimé qu’il y ait un festival dans chaque ville marocaine pour en révéler les talents en comédie.

Peut-on proprement parler «d’école humoristique» au Maroc ?

Nous n’en avons malheureuse-ment pas puisque chacun est à la recherche d’un style en tirant profit des expériences d’autres. Pour ma part, je côtoie, outre Hassan El Fed, Jamel Debbouze lors du Marrakech du rire et au Jamel Comedy club. Pour répondre à votre question, il n’existe pas d’école de formation en humour. C’est pourquoi je fais des efforts pour tirer profit des autres expériences. Par exemple, je regarde les spectacles de l’Américain Kevin Hart pour m’inspirer de sa technique sans le copier bien sûr.

Et si l’on voulait vous connaître de plus près ?

Je suis une personne optimiste. J’es-saie de ne pas penser aux échecs. J’apprécie vraiment ce que je fais. Si j’ai intégré le milieu artistique, que j’ai fréquenté depuis belle lurette, ce n’est pas pour gagner en renommée.

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