«HeArt Addict», pour célébrer l’amour

«HeArt Addict», pour célébrer l’amour

Après ses cafés littéraires et son Prix Littérature Femme, le Sofitel Tour Blanche accueille cette fois-ci «HeArt Addict», une exposition collective pour célébrer l’amour à l’occasion de la Saint-Valentin. Inaugurée le vendredi dernier, l’exposition se poursuivra jusqu’au 22 février. Elle réunit en effet les œuvres de cinq artistes plasticiens, à savoir Nawal Sekkat, Said Housbane, Khalid Nadifi, Tawfiq Chichani et El Mehdi Moudif. Chacun de ces artistes a apporté sa perception à travers des démarches et des styles bien personnels. Avec Tawfiq Chichani, on est invité à entrer sans préambule dans un monde où la transparence est le mot clé. Superposition de tons tantôt rapprochés, tantôt très contrastés créant au passage une lumière subtile, à peine perceptible et procurant des sensations difficilement descriptibles. Marouflage, coulures, peinture empattée, ingrédients chers à l’artiste se mélangent et se combinent pour une fin toujours plus claire et plus précise : rendre hommage à la lumière. C’est une peinture d’émotion et de contemplation que Saïd Housbane nous invite à partager… Une maîtrise technique qui frôle la perfection, magistralement appliquée où ce visage obsessionnel et obsédant tout en semblant se répéter dégage à chaque fois une inquiétante tristesse, un troublant silence, une «passion existentielle» à travers l’apparence indéfinie, innocente et juvénile de cet être, mais aussi à travers le regard serein d’un artiste dont l’engagement n’a d’égal que l’amour et le respect pour l’objet de sa création. En ce qui concerne El Mehdi Mofid, il a une admiration particulière pour les nouvelles manières d’expression. Sa franche gestualité et la présence manifeste du noir dans sa démarche artistique placent son œuvre dans un registre particulier de l’art abstrait. Quant à Khalid Nadif, son œuvre frappe d’emblée par l’évidence de son caractère figuratif original. Et c’est dans les grands formats que toute la force expressive et la puissance gestuelle de Nadif se retrouvent. Autant ses grandes toiles constituent un champ de bataille où se déploie toute son énergie et se verse toute sa fureur, autant tout ce tumulte se transforme, s’apaise et s’adoucit quand il aborde les petites toiles. À propos de Nawal Sekkat, la peinture est pour elle une passion, une expression nécessaire qui donne du sens à sa vie. L’aspect figuratif des personnages de ses débuts disparaît peu à peu dans un flou qui la mène vers un style qui laisse transparaître une expression informelle. Depuis, Nawal Sekkat élargit sa recherche plastique et pousse ses limites au-delà des châssis et des cadres. Des sculptures qui reflètent une continuité dans son travail et conjuguent les matières et les formes en trois dimensions.

 

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