Hicham Bahloul : «Il faut promouvoir le théâtre pour qu’il renaisse de ses cendres»

Hicham Bahloul : «Il faut promouvoir le théâtre pour qu’il renaisse de ses cendres»



ALM : Que pensez-vous du théâtre au Maroc ?
Hicham Bahloul : Sincèrement, il est dans un état critique. Avant, on avait une grande volonté de faire du vrai théâtre même avec peu de moyens. De nos jours, le théâtre a perdu ses titres de noblesse faute de moyens financiers. C’est pourquoi, je lance un appel aux collectivités locales, aux conseils régionaux et provinciaux pour qu’ils investissent dans le théâtre. Ce dernier est, certes, un moyen de création artistique. Ceci-dit , nous sommes tenus de participer à sa promotion afin qu’il renaisse de ses cendres.
 
Et qu’en est –il du cinéma marocain ?
Le cinéma marocain se porte bien. Même si on n’a pas encore de cinéma marocain, on n’a que des films marocains. Le Centre cinématographique marocain (CCM) déploie des efforts louables dans le but de promouvoir le cinéma. En plus, notre pays recèle des paysages, des potentialités naturelles et féeriques et des ressources humaines à la hauteur de nos aspirations. Lors du dernier festival, qui s’est tenu au Caire, et où j’ai présenté deux productions : «Moussem Lemchaoucha» et «Deux lacs de larmes», j’ai longuement parlé, à différentes chaînes, du cinéma marocain dont je suis fier. Malheureusement, à Tadla-Azilal, on n’a pas de cinéma. Cependant, la région est un paradis naturel où on trouve de beaux paysages, des montagnes et la belle nature. Parallèlement, le complexe culturel est en voie de réalisation à Beni Mellal. Pour sa part, la direction régionale de la culture ne ménage aucun effort pour participer au développement de tout ce qui est culturel, artistique en collaboration avec le wali de la région de Tadla-Azilal, les autorités locales et la société civile. Et je lance un appel pour que le cinéma voie le jour dans cette contrée.
 
Quelles sont vos occupations?
Je suis actuellement dans la région de Tadla-Azilal. Je passe mon temps loin du bureau. Je visite les différents festivals qui sont organisés dans la région comme celui de Sidi Abdellah à Afourer, le festival des grenades à Ouled Abdellah et le festival de layta. La région est riche de par son patrimoine culturel et historique. Aussi, souhaitons –nous organiser prochainement un festival national sur le cinéma à Tadla-Azilal.
 
Quel genre de films préférez-vous ?
Le film que je préfère est celui où il y a un personnage de composition. Chez chaque acteur, il y a toujours quelques ressemblances avec le personnage incarné. Et dans le cas où celui-ci serait un être composé, vous seriez obligé de faire la quête de ce qui vous fait défaut. Ainsi, ce sont ces différences qui vous incitent à chercher dans le côté social, culturel, économique, psychique du personnage que vous tentez d’incarner.
 
Qu’en est-il de votre parcours artistique professionnel ?
Au niveau du cinéma international et national, j’ai, à mon actif, des longs et courts métrages et des téléfilms des téléfeuilletons. Mes productions et mon patrimoine artistique sont riches. Des productions comme «La petite armoire des rêves», «Miracles de Jésus», «Demain dès l’aube», «La symphonie marocaine»  «Les lèvres du silence», «Hommage», «La danse du fœtus», «Al Kamine», «La voie juste», «Tawrat Al Mali kwa chaab», «Houlako» ont été primées lors d’un grand nombre de festivals nationaux et internationaux.
 
Quel genre de sport pratiquez- vous ?
Je suis ex-champion du Maroc en lutte romaine, en Sambo. J’aime aussi l’équitation, la natation et le football.

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