Hicham Bekkali, l’art de communiquer

Hicham Bekkali, l’art de communiquer

Le courage est bien la principale qualité de Hicham Bekkali. A seulement 32 ans, ce natif de Casablanca n’a jamais pensé faire partie d’une équipe qui sera à l’origine de la création de la première université internationale privée de Casablanca «Mundiapolis». Il est aujourd’hui directeur marketing et communication de ce campus universitaire privé qui ouvrira ses portes en septembre 2009. «Mundiapolis qui est le fruit de 7 années de réflexion vient répondre à un besoin en terme de formation.Le Maroc est en mouvement. De nouvelles entreprises voient le jour et le secteur de l’offshoring est en plein essor. Nous avons besoin d’une ressource humaine qualifiée. Ce campus universitaire apportera des formations adaptées aux besoins du marché» affirme Hicham avant d’ajouter que «Cette université constituera un véritable lieu de vie. Dès le départ, l’idée était de créer un  lieu de rencontre, de savoir, de recherche, un point de rencontre où professeurs et chercheurs échangent et évoluent». Hicham est le cadet d’une famille de trois garçons et une fille : Driss, Karim et l’aînée Jamila. C’est au lycée Moulay Idriss Premier qu’il décroche en 1995 un baccalauréat en sciences expérimentales. Son diplôme en poche, il décide de poursuivre des études supérieures en management et ce malgré son amour pour le 7 ème art.«Je voulais aller en France pour suivre des études en réalisation cinématographique, une passion que j’ai découverte grâce à mon père  qui filmait tous nos évènements et nous prenait souvent en photos. Mais à l’époque, on  estimait qu’être réalisateur n’était pas un métier qui permettrait de vivre dignement. C’est alors que j’ai opté pour des études en management», déclare Hicham avec le sourire aux lèvres. En 1999, il obtient un diplôme en gestion, option : Marketing, communication, vente, à l’Ecole supérieure internationale de gestion de Casablanca. Etudiant assidu et avide de connaissance, Hicham ne compte pas s’en arrêter là. En 2002, il décroche une maîtrise en gestion de projet puis en 2004 un Master en communication des organisations publiques, privées et politiques. Il découvre très vite une vocation pour l’enseignement et devient enseignant dans plusieurs écoles supérieures privées. «Je n’ai jamais imaginé me retrouver dans l’enseignement. C’était loin d’être ma vocation. J’ai commencé à enseigner au sein de l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales  (AIESEC) où j’animais des working group et des conférences. Très vite j’ai pris goût et c’est devenu une véritable passion. Et comme dit le proverbe le hasard fait bien les choses», explique t-il.
L’écologie et plus particulièrement le commerce équitable occupe une place importante chez Hicham. C’est ainsi qu’il a occupé de 2005 à 2007 le poste de conseiller pédagogique de Students In free Entreprise Sife SEGEPC et est actuellement représentant du National Training Team et Almuni de l’AIESEC. Quand il trouve un peu de temps, il aime retrouver ses amis autour d’une bonne table et cuisiner. «J’ai la chance de faire partie d’une famille où les hommes cuisinent. Cuisiner c’est une véritable passion. D’ailleurs j’ai toujours rêvé d’avoir mon propre restaurant», déclare t-il.Il  est aussi un fan de musique. «Je n’ai pas un style musical précis. J’écoute du blues, jazz, fado et aussi le rai. J’aime beaucoup Cheb Khaled et Cheb Mami». Quant à l’avenir de l’enseignement au Maroc, Hicham reste optimiste. «Il ne faut pas trop noircir le tableau. Il y a une volonté de développer l’enseignement supérieur public. L’enseignement privé  a, quant à lui, apporté beaucoup de bonnes choses. Il faut reconnaître que l’employabilité des jeunes a été rendue possible grâce à l’enseignement supérieur privé», conclut-il. Ce jeune homme plein d’ambition n’a pas fini de faire parler de lui.

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