Hicham Lasri : «J’ai voulu faire le film le moins compliqué possible»

Hicham Lasri : «J’ai voulu faire le film le moins compliqué possible»

ALM:Qu’avez-vous voulu délivrer au téléspectateur à travers votre téléfilm «La famille marche à l’ombre »?
Hicham Lasri: À travers le téléfilm «La famille marche à l’ombre», diffusé récemment sur 2M, j’ai essayé d’aborder le conservatisme de la société marocaine. Cette dernière est incarnée par une famille venant d’un petit village reculé. Chacun de ses membres enfouit un potentiel qui ne demande qu’à être révélé. Naïfs, ils traînent avec eux des peurs du siècle dernier. Leur voyage forcé à Casablanca (la métropole) sera une sorte d’aventure un peu difficile, mais qui les transformera sans les détruire. Chacun des membres de cette famille est l’équivalent d’un des personnages du dessin animé les Simpson. J’ai voulu que chacun ait sa propre personnalité, son passé, ses repères et des traits bien distincts. Ceci pour livrer un message clair et accessible à tous et obéir à une logique cohérente de la narration.

Comment s’est opéré dans ce film votre passage du cinéma au téléfilm ?
Il s’agit de mon premier téléfilm. Avec la télévision, un réalisateur s’introduit chez les gens malgré eux. Alors que pour le cinéma, c’est le spectateur qui choisit le réalisateur à voir.
Donc j’ai pris en compte cette familiarité présupposée avec le téléspectateur. Et je suis sorti de cet univers sombre et viscéral qui distingue mon cinéma, pour offrir un conte naïf, une comédie «slapstick» avec plein de gags, des courses-poursuites, des chassés-croisés, des clashs entre les univers mais sans violence. J’ai voulu faire un film visuellement attrayant, le film le moins compliqué possible.  J’ai filmé Casablanca comme un grand parc d’attractions qui éblouit et finit par faire peur quand on se perd dedans ou quand ses lumières s’éteignent.

Parlez-nous de votre prochain long-métrage ?
Je viens de terminer le tournage de «La sarabande des pitbulls», il y a deux mois. Je suis actuellement en plein montage. Il s’agit de mon premier long-métrage destiné au grand écran et ce après mon expérience dans divers projets de la film industrie. C’est un conte pour adultes, en noir et blanc, sans musique et évoluant dans un univers rock et violent. C’est un film indépendant et personnel que je prépare depuis quatre année. J’espère qu’il voyagera dans divers festivals, bien que je sais d’avance qu’il ne va pas plaire à tout le monde.

Que représente dans votre parcours le film « Terminus des anges » ?
Ce film choral tourné en 2008 et sorti l’an dernier m’a permis de côtoyer de très près ces cinéastes expérimentés et confirmés que sont Mohamed Mouftakir et Narjis Nejjar. Ce travail, bien qu’étant réalisé comme un court–métrage a opéré ma rupture avec la dure expérience de la film industrie. Travailler avec ces réalisateurs, m’a rappelé pourquoi j’ai choisi de faire du cinéma.

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