Hicham Lasri, un enfant prodige du cinéma

Hicham Lasri, un enfant prodige du cinéma

A seulement 31 ans, Hicham Lasri a un parcours plus qu’impressionnant. Il est directeur artistique, réalisateur, scénariste, écrivain et poète. Un artiste accompli.Ce jeune prodige du cinéma a déjà réalisé les objectifs qu’il s’est visé, à savoir être réalisateur avant 24 ans, le rester après 25 ans, réaliser un long-métrage avant 30 ans, être écrivain et publié un ouvrage avant 40 ans. Mais pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui, Hicham a travaillé très dur. «Il n’y a pas de recette miracle dans la vie, il faut travailler et être passionné. Au départ, j’ai commencé seul puis par la suite, j’ai rencontré des personnes dont Nabil Ayouch qui m’ont épaulé et protégé», affirme Hicham. Il découvre sa passion pour le cinéma à l’âge de 15 ans. «Les films qui m’ont marqué sont les westerns spaghetti de Sergio Leone en l’occurrence «Le bon, la brute et le truand». Contrairement aux westerns américains où il y a toujours un bon et un méchant, les westerns à la sauce italienne racontent  des histoires où il y a beaucoup d’humour», déclare Hicham. Et d’ajouter que «je suis un amoureux du cinéma des années 70. C’est une période très riche sur le plan politique et culturel. J’apprécie énormément les cinéastes Woody Allen, John Cassavetes. J’aime beaucoup leur manière d’appréhender l’humain. Ils n’ont pas besoin d’être dans l’exagération pour raconter une histoire. Le cinéma ne se résume pas à une voiture qui explose c’est avant tout, mettre en exergue les rapports humains». Née le 13 avril 1977 à Casablanca, Hicham grandit dans une famille de 5 garçons et une fille. «J’étais le garçon qui aimait lire et regardé la télé alors que mes autres frères étaient passionnés par le foot, la pêche et le surf», se souvient-il. Après avoir décroché une licence en droit, il poursuit une formation sur les techniques du court-métrage. En 2002, il réalise son premier court-métrage «Décalage horreur» qui sera suivi de «Géométrie du remords». Mais pour Hicham, l’aventure ne fait que commencer.  «Ali J’nah freestyle», «Lunati (K) a», «Jardin des Rides», «L’os de fer», «Tiphinar» figurent parmi ses principales réalisations. Il se considère davantage comme un écrivain ou «raconteur d’histoire» qu’un cinéaste. Il fait découvrir ses talents d’écriture avec les nouvelles «Passé simplifié/Futur décomposé» et reçoit alors le premier prix du concours maghrébin «Les auteurs du Maghreb» en 2002. En 2008, il publie «Stati©», un roman à facettes, un récit de science-fiction. On le retrouve également dans le monde du théâtre avec  «(K)Rêve», une pièce de théâtre qui lui fit décerner le premier prix de la pièce de théâtre remis par l’Union des écrivains du Maroc en 2005. Hicham a également déjà réalisé des clips pour plusieurs de ses amis dont Ferdaous et Hoba Hoba Spirit. «J’aime travailler avec des personnes qui m’inspirent et que j’apprécie», avoue t-il. Mais qu’est-ce qui passionne Hicham à part le monde du 7 ème art ? «J’aime voyager à l’étranger surtout en France et en Italie. Quand je trouve un peu de temps, j’aime courir. Le reste de mon temps, je le consacre à ma famille», affirme-t-il. Hicham aime la bonne cuisine et plus particulièrement les repas que lui prépare sa mère avec amour.«C’est toujours pour moi un plaisir de déguster des plats faits maison car la plupart du temps, je suis contraint de manger à l’extérieur. Par contre, je ne sais pas cuisiner mais je suis un bon plongeur», conclut-il avec le sourire aux lèvres. Son vœu le plus cher est d’avoir un enfant. Espérons qu’il sera exaucé.

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