Hicham Mesrar: «J’aimerais bien faire du cinéma»

Hicham Mesrar: «J’aimerais bien faire du cinéma»

Entretien avec Hicham Mesrar, animateur

On le connaît depuis un bon moment à travers ses multiples apparitions sur le petit écran. Au fur et à mesure que le temps passe, ce jeune animateur prend du métier et n’arrête pas d’impressionner le public.  C’est ce qui ressort d’un petit tour à travers les réseaux sociaux où la majorité des commentaires louent le professionalisme, la spontanéité et le savoir-faire de Hicham Mesrar. Il est apprécié par le public au point qu’un fan l’appelle «Mesrar zéro hmoda». ALM est allé à sa rencontre pour le rapprocher davantage de ses lecteurs.

ALM : On connaît Mesrar l’animateur mais on veut connaître Hicham Mesrar…

hicham-mesrar-1Hicham Mesrar : Je suis un jeune marocain, âgé de 33 ans. Je suis marié et père d’une petite fille qui s’appelle Salma, âgée de 2 ans et des poussières. Je suis quelqu’un de très simple. J’ai étudié dans les écoles publiques. J’ai également poursuivi mes études universitaires après avoir obtenu mon baccalauréat littéraire. En détail, j’ai étudié l’économie pendant une année, après quoi j’ai fait deux ans de droit public. Par la suite, j’ai étudié le journalisme pendant trois ans. Chose qui m’a permis d’intégrer la chaîne 2M. C’était d’ailleurs pour moi un rêve que je suis en train de réaliser.

Vous auriez des projets au-delà de l’émission «ki kenti ki welliti» ?

Pour l’instant, cette émission est encore un projet pour moi. Mon équipe et moi sommes en train de travailler sur la 2ème saison pour entamer le tournage, le 19 septembre, de 6 épisodes. Nous en avons déjà tourné d’autres pour les fins de la rentrée. Le premier épisode, qui était marqué par la participation de H-Kayne, Mohamed Kaissi, Fatima Tihihit et Rachid El Idrissi, a déjà été diffusé. Le samedi d’après, nous avons accueilli Abou Azaitar, Said Mosker, Salma Rachid, Haitham Miftah, Karima Wassat et Riad El Omr. Nous avons également conçu un épisode spécialement dédié aux couples de Yassine Ahjam et Qods Joundoul, Adil Aba Tourab et Imane Reghay, ainsi que  Dounia Batma et Mohamed Ettourk. Dans l’ensemble, il y aura beaucoup de surprises dans la 2ème saison de « ki kenti ki welliti » qui sera diffusée en fin octobre parce que nous avons encore un stock de 4 épisodes.

Quelles seraient les nouveautés de la 2ème saison ?

Nous allons faire une émission spécialement  dédiée au sport. Ce sont Mohamed Rabiîi et d’autres sportifs dont je préfère taire les noms qui vont y prendre part. Nous voulons également consacrer un épisode à la troupe Masrah El Hay rassemblant Abdelilah Ajil, Hassan Foulane, Mohamed El Khiyari, Jaouad Essayeh, Noureddine Bikr, Brahim Khay et Abdelkhalek Fahid. C’est une troupe qui a marqué le théâtre pendant une certaine période.

Qu’est-ce qui fait le succès de «ki kenti ki welliti» ?

Ce succès comprend deux volets. Le premier étant le sérieux en préparation. Pour faire une émission de divertissement, il faut la préparer sérieusement. Quant au deuxième volet, il concerne la spontanéité. C’est ce qui fait la particularité de cette émission au cours de laquelle il faut parler naturellement aux invités. A leur tour, ils doivent être spontanés pour participer à l’émission. Donc, quand un invité y participe, c’est sa nature qui sera découverte. Et à la fin du tournage, les artistes trouvent qu’ils ont passé de bons moments. Ils me remercient pour cela d’ailleurs. Cela me fait plaisir !

Malgré la concurrence d’autres programmes, cette émission parvient à s’imposer, et 2M paraît parfaitement convaincue, c’est quoi le secret?

Déjà, les chiffres d’audience reflètent cette réussite. Nous raflons pratiquement 5 millions de téléspectateurs les samedis par rapport à d’autres diffusions en même temps. Nous nous classons toujours au top 20 des émissions de la même soirée. Tout cela est le fruit du travail d’une équipe ouverte à toutes les propositions. Aussi, les invités contribuent énormément à la réussite de « ki kenti ki welliti » parce qu’ils acceptent de jouer le jeu, à sortir du cliché du personnage qu’ils interprètent dans d’autres émissions ou œuvres artistiques. De plus, c’est une émission de divertissement voire populaire puisque toutes les catégories d’âge peuvent y trouver leur compte. Nous ciblons monsieur Tout-le-monde. Comme nous essayons toujours d’être différents des autres dans notre manière de parler aux artistes. Je pense que c’est la seule émission qui a réussi à gagner ce pari.

Je ne vous cache pas que c’est un lourd fardeau. A chaque fois, nous veillons à hisser le niveau. Pour préserver ce succès, il faut toujours être ouvert à de nouveaux sujets, surprendre le public sans se contenter de ce que nous faisons. Par ailleurs, je pense avoir fait mes preuves au sein de la chaîne que ce soit à travers les caméras cachées et l’émission Dakar-Fès Express que je présentais. De plus, 2M me fait confiance et sait de quoi je suis capable. A un moment, il fallait démarrer une émission 100% marocaine. Ainsi, nous avons travaillé le concept pendant une année avant de le proposer. Et c’est une vraie occasion parce qu’il  n’est pas évident de passer un samedi soir en prime-time. De plus, la difficulté réside dans le fait que nous tournons dans le plus grand studio de la chaîne et nous avons six invités à gérer. C’est ce qui fait aussi le charme de cette émission.

Vous avez réussi à vous distinguer par rapport à d’autres animateurs de votre génération…

J’essaie de rester fidèle à moi-même. C’est ce qui fait la différence. J’essaie aussi de m’inspirer de ma propre expérience. Je suis quelqu’un de très proche des gens. J’ai grandi dans un quartier populaire, mes parents ont tout fait pour m’éduquer selon leurs moyens.    Dans l’ensemble, je mène ma vie normalement. Je ne joue pas la star !

D’autres projets en vue ?

J’en ai énormément sauf que, pour l’heure, rien n’est concret. Je pense que nous allons faire une 2ème saison de l’émission «Ntherrkou», outre la 3ème saison de «Jazirat El Kenz». Je suis également en train de développer d’autres concepts qui vont éventuellement remplacer «ki kenti ki welliti».

Un rêve peut-être ?

J’aimerais bien faire du cinéma. Je pense avoir les moyens, la capacité et le talent pour le faire. Pour l’heure, je suis en contact avec un réalisateur dont je tairais le nom.

Que pensez-vous du traitement de «ki kenti ki welliti» par les médias ?

A vrai dire, je ne suis pas le genre qui cherche à médiatiser son émission. Pour ma part, j’essaie de faire mon travail à la perfection et j’attends que les autres fassent leur travail à leur tour.     

On ne sait rien de votre vie personnelle…

Je n’aime pas parler de ma vie privée. J’essaie de ne pas mêler le pinceau professionnel à celui personnel. En tous les cas, ma femme ne fait pas partie du milieu de l’animation. J’ai la chance d’avoir une épouse qui attire mon attention sur ce que je fais. Je suis à la recherche permanente de la perfection. Quand je rentre à la maison, elle me donne des remarques pertinentes sur l’émission. 

Arrivez-vous à concilier vie professionnelle et personnelle?

C’est très difficile. Heureusement que ma femme est compréhensive par rapport aux exigences de mon travail. D’autant plus que c’est une personne assez patiente. Je la remercie par l’occasion.

Un dernier mot…

J’essaie de garder un bon contact avec le public. C’est très important pour moi !

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