Hind Benali : «La formation des danseurs et du public est le pilier du festival»

Hind Benali : «La formation des danseurs et du public est le pilier du festival»


ALM : Qu’est-ce qui distingue cette 3ème édition Action danse ?
Hind Benali : Cette édition qui se déroulera du 22 novembre au 4 décembre se distingue par sa grande progression vers les étudiants et les jeunes. Ces derniers se sont massivement inscrits dans nos ateliers. Dans le cadre d’un partenariat avec l’Université Moulay Ismail, Action danse consacrera une semaine aux étudiants de Meknès et de la région. Plusieurs ateliers d’initiation seront proposés (danse contemporaine, hip hop, africaine) à l’issus desquels un spectacle sera créé et présenté à la Maison de la culture de Meknès et à la Coupole de Casablanca. Côté professionnel, une vingtaine de danseurs nationaux et internationaux participeront du 26 novembre au 4 décembre, aux ateliers intensifs (7 heures par jour) qui se dérouleront à Rabat et Casablanca. Au programme, cours technique, improvisation, africain, composition chorégraphique, critique chorégraphique… et collaborations entres stagiaires tout au long d’Action danse. Ce sont des stages à un prix accessible à tous, soit 500 DH pour 40 h de danse.

Et concernant les spectacles?
Au-delà des stages, Action danse accueillera pour sa 3ème édition une grande variété de spectacles tous aussi différents les uns que les autres. Il est question de Zarif Dance and Theatre Company (Azerbaifan-Canada), la compagnie Esther & Olivier Baker Tarpaga (Burkina Faso-USA), Kristen Jeppsen-Groves. (USA), Ange Aoussou (Côte d’Ivoire), la compagnie A’kkada (France-Maroc), la Compagnie Metiss’age (Algérie-France), Alioune Badara Diop, Bamba Diagne et Momar Ndiaye (Sénégal). Une grande partie de ces artistes animera les ateliers.

Qu’est-ce qui fait l’identité de ce festival?
C’est sa simplicité, nous cherchons à aller le plus loin avec le minimum de moyen. Pour nous, la formation est un pilier du festival, la formation des danseurs, mais aussi celle du public. Ce festival se démarque aussi par la forte dimension africaine. Son objectif est de vulgariser la danse, que ce soit à travers les spectacles ou les ateliers. En plus d’un spectacle principal, on met l’accent sur des collaborations, des performances, et ce qui se fait sur la scène alternative. On est ouvert à tous ceux qui veulent partager leur expérience. Donc on prend le temps pour changer l’image qu’on a de la danse au Maroc en cherchant des choses intéressantes à montrer, en se rapprochant du public et de la jeunesse.

Comment Action danse a évolué depuis sa première édition ?
Il y a une nette évolution, cette année nous avons réussi à vendre nos spectacles à la Maison de la culture de Meknès, même si c’est à un prix symbolique. Nous avons aussi vendu au théâtre national de Rabat. Il y a aussi une grande évolution dans la qualité des spectacles.
Aussi notre budget cette année est moins serré que l’année dernière. Je remarque aussi que le regard du public marocain évolue depuis quelques années. Même cette évolution reste lente, le public est plus ouvert à la surprise, il pose des questions, mais son inquiétude par rapport au danseur se situe plus au niveau matériel. «Comment vous faites pour vivre ?», demandent souvent les spectateurs aux danseurs.

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