Hommage à Edmond Amran El Maleh à la galerie 38

Hommage à Edmond Amran El Maleh à la galerie 38

Écrivains et artistes-peintres se rassemblent pour rendre hommage à la mémoire de l’écrivain et critique d’art Edmond Amran El Maleh décédé le 15 novembre 2010 à Rabat . Ce sera à travers un expo-événement intitulé «Edmond Amran El Maleh : un parcours mobile» et qui se tiendra du 1er décembre au 31 décembre à la galerie 38 d’ art contemporain à Casablanca, inaugurée pour la même occasion. Pour son ouverture, le mercredi 1er décembre, la galerie 38 donne la parole à onze artistes- peintres marocains (Khalil El Ghrib, Hassan Bourkia, Tibari Kantour, Mounat Charrat, Omar Bouragba …) et à de nombreux écrivains et poètes (Juan Goytiso- lo, Tahar Ben Jelloun, Abdellatif Laâbi, Mohamed Berrada…) tous réunis en un hommage vibrant au grand écrivain marocain et critique d’art Edmond Amran El Maleh. Selon les organisateurs, l’ exposition collective «Edmond Amran El Maleh : un parcours mobile» prend l’allure d’un événement littéraire majeur à travers la réalisation d’un livre-catalogue présentant des textes et des poèmes qui tous évoquent l’écrivain, l’homme et l’ami. Cette exposition-événement est initiée par les deux créateurs de la galerie 38 Fihr Kettani, fondateur du Studio des arts vivants, et Mohamed Chaoui El Faiz, passionné d’art. «Les artistes réunis par cette exposition exhibent tous et chacun à sa façon des œuvres qui attestent assurément de cette sensibilité matiériste chère à Edmond Amran El Maleh et qui nous demandent de les percevoir dans toute leur concrétude et leur poésie factuelle pour mieux en goûter la force plastique, la teneur poétique et la portée esthétique», souligne dans la préface du livre-catalogue «Edmon Amran El Maleh : un parcours mobile» Mohamed Rachdi, analyste et critique d’art. Pour sa part Hassan Bourkia, artiste-plasticien et ami d’Edmond Amran El Maleh écrit dans l’ouvrage: «Qu’El Maleh ait écrit «La peinture de Ahmed Cherkaoui», «L’œil et la main» , «le périple de la chaux» et «Le livre de la mère» sur Khalil El Ghrib ou d’autres essais qui nécessitent le déplacement à plusieurs villes marocaines, il s’agit toujours de célébration de la peinture marocaine et des œuvres de ses acteurs, lesquelles exposent la vie dans sa dimension humaine, comme il l’ avait bien noté lui-même ; cette vie de la plénitude, si près de la chaux, de la terre, de la vie que renferment les déchets et les ruines, est d’une splendeur inégalable puisqu’elle ne présente au regard qu’elle-même».


Bio-express

Né en 1917 à Safi, au sein d’une famille juive marocaine originaire d’Essaouira. En 1945, il adhère au Parti communiste marocain alors clandestin. En 1959, il rompt avec le parti, renonçant par là à toute activité politique. Il sera professeur de philosophie et journaliste à Paris. Ce n’est qu’à 63 ans qu’El Maleh écrit son premier roman. S’ensuivera une série de romans, d’essais sur l’art et un recueil de nouvelles. Ses écrits sont empreints d’une mémoire juive et arabe qui célèbre la mosaïque culturelle d’un Maroc berbère, arabo-andalou et juif. Hors de tout conformisme, l’œuvre d’Edmond Amran El Maleh a marqué de façon décisive une nouvelle sensibilité littéraire, reflétant un pan essentiel de la mémoire du Maroc. Il a reçu, en 1996, le Grand Prix du Maroc pour l’ensemble de son œuvre.

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