octobre 21, 2017

Hommage à l’artiste Mohammed Kacimi

Hommage à l’artiste Mohammed Kacimi

Il était l’une des voix picturales les plus fortes dans l’histoire des arts plastiques au Maroc. Il s’agit bien sûr de Feu Mohammed Kacimi, l’un des artistes-peintres qui ont marqué l’histoire de la peinture marocaine. Un hommage lui sera consacré à travers une grande exposition intitulée «L’art comme geste extrême», prévue du 28 novembre 2013 au 30 mars 2014, au Musée d’Art de Bank Al-Maghrib à Rabat. Elle réunit, en effet, ses grands chefs-d’œuvre réalisés entre 1965 et 2003, année de sa disparition.

«L’hommage que le Musée de BAM rend à Kacimi se veut un événement artistique grandiose. Il est également l’occasion de retracer son riche parcours, de montrer ses œuvres marquantes et de mettre en exergue la créativité foisonnante de cet artiste», a souligné à ce sujet Farid Zahi, commissaire de l’exposition.  A découvrir dans cette exposition,  la figuration, explorée par l’artiste dans les années 60, à travers des œuvres fortes porteuses de messages et de multiples interrogations.

A voir aussi, un accrochage de travaux datant de la fin des années 60-70, soulignant l’intérêt de l’artiste pour l’école abstraite marocaine de cette époque. Une période où il se lia d’ailleurs d’amitié avec Miloud Labied, puis avec Mohamed Chebâa. L’exposition mettra aussi à l’honneur les «haïks», datant de la fin des années 80-90, lesquels représentent l’aboutissement d’une expérience collective destinée à la diffusion et la promotion de l’art au Maroc. «Entre 1990 et 2003, atteignant une quintessence artistique, Kacimi explore plusieurs thématiques très fortes, des Atlassides à Shéhérazade ou à la mémoire de Noor, en passant par la représentation de l’Afrique, avec ses conteurs et ses dessins de voyage», explique M. Zahi.

Par ailleurs, l’exposition s’appuie également sur un fonds documentaire riche et varié, constitué d’écrits et de photographies qui permettent d’appréhender la vie de cet artiste. Peintre reconnu, il était également poète et écrivain. «L’été blanc», «Les vents ocres» et «Le creux du corps» sont parmi les multiples recueils que l’artiste a publié entre 1990 et 1999.

De cette personnalité aux multiples facettes, il faut aussi retenir le fervent défenseur des droits de l’Homme qu’était cet homme. Toute sa vie, il s’efforcera de mettre en dialogue l’art et la société et de favoriser ainsi l’accès à l’art aux personnes se trouvant, de par leur position sociale, dans une difficulté d’accès aux biens et aux services culturels. Kacimi est devenu l’une des références essentielles de l’art de notre temps. Aujourd’hui, son nom figure aux côtés des plus grands.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *