Hommage: Mustapha Mesnaoui s’en va

Hommage: Mustapha Mesnaoui s’en va

La scène culturelle est en deuil. La dépouille de feu Mustapha Mesnaoui a été rapatriée jeudi au Maroc. L’un des piliers du champ culturel marocain, Mustapha Mesnaoui, est décédé mardi en Egypte où il était invité pour la 37ème édition du Festival du film de Caire.

Le regretté qui s’est éteint à l’âge de 62 ans, a rendu l’âme sur la route vers l’hôpital où il a été transféré par ambulance tôt mardi depuis l’hôtel où il était logé.

Mustapha Mesnaoui était écrivain, scénariste, et critique du cinéma. Membre de l’Union des écrivains du Maroc, cet homme de culture compte également parmi les grands nouvellistes et critiques littéraires marocains. Son premier recueil de nouvelles «Tarek qui n’a pas conquis l’Andalousie» publié en 1976 et il a été édité à Beyrouth. Le défunt était chroniqueur et philosophe par vocation.

D’ailleurs, en 1977, il a décroché une licence en cette matière à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat, avant un DEA (Diplômes d’études approfondies). Littéraire et sociologue aussi, son livre intitulé «Méthodologie dans la sociologie de la littérature» constitue l’une des références en la matière. Autant de vocations à mettre au compte de cet homme de cinéma qui a marqué non seulement la scène culturelle mais aussi ceux qui l’ont connu de près.

«Mustapha Mesnaoui était un des chantres de l’écriture satirique de notre pays, en plus de ses multiples scénarios et de sa grande contribution à la création de la Fédération nationale des cinéclubs», a témoigné dans ce sens l’Union de écrivains marocains (UEM). Pour sa part, Mohamed Bakrim, critique du cinéma, a déclaré à la presse que «le Maroc a perdu l’une des figures du monde de cinéma. Mohamed Mesnaoui a donné beaucoup à son pays. Il a laissé derrière lui de nombreuses productions qui resteront à jamais marquées dans nos esprits».

Né à Casablanca, le défunt était membre de la rédaction du magazine «Attaqafa Al-jadida», il dirigeait aussi le journal «Al-Jameaa» et le magazine «Bayt al-Hikma», dédié à la traduction. Il laisse à la postérité plusieurs productions dans la Nouvelle et la traduction du français et de l’Espagne.
 

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