Hommage posthume à Leila Alaoui à Paris

Hommage posthume à Leila Alaoui à Paris

La 2ème Biennale des photographes du monde arabe contemporain lui est dédiée

La deuxième Biennale des photographes du monde arabe contemporain, dont le vernissage presse a eu lieu mardi à Paris, est dédiée cette année à l’artiste marocaine Leila Alaoui, décédée tragiquement, alors que ses portraits étaient exposés dans le cadre de la première édition de cette Biennale.

La brillante artiste marocaine avait trouvé la mort dans une attaque terroriste à Ouagadougou en 2015, au moment où elle préparait un reportage pour Amnesty International sur les droits des femmes. Un hommage appuyé sera rendu le 20 septembre à la défunte artiste au siège de la mairie du 4ème arrondissement de Paris où une salle d’exposition, qui portera le nom de «Salle Leila Alaoui», accueillera 10 jours durant une partie de la série «Les Marocains» faisant partie de la collection de la Maison européenne de la photographie. Organisée par l’Institut du monde arabe (IMA), qui célèbre cette année le 30ème anniversaire de sa création, et la Maison de la Photographie (MEP), cette deuxième édition, qui sera ouverte ce mercredi au public, est destinée à approfondir l’exploration de certains territoires du monde arabe et de la création photographique qui s’y développe.

Elle accueillera les travaux d’une cinquantaine d’artistes issus de nombreux pays arabes dont le Maroc.
Une sélection de photographies dénommée «The Dreams» est ainsi présentée par l’artiste marocaine Leila Hida, fruit d’une collaboration avec le styliste marocain Aetsi Ifrach. Les deux artistes mêlent photographies de mode et portraits dans des lieux originaux pour construire une iconographie inédite.

«Pour cette deuxième édition, nous proposons une nouvelle exploration de la création photographique contemporaine, au fil d’expositions simultanées dans différents lieux parisiens, sans autre prétention que celle de privilégier des regards d’auteurs – qu’ils soient ou non arabes – sur le monde arabe», affirme le président de l’IMA, Jack Lang, dans la préface du catalogue de la Biennale, qui se poursuivra jusqu’au 12 novembre. A l’instar de la 1ère édition, tenue en 2015, la deuxième Biennale se déroule simultanément dans 8 lieux parisiens, dessinant ainsi un parcours pluriel à travers les différents regards des photographes contemporains sur le monde arabe. Le mélange des cultures et le dialogue des sensibilités demeurent des principes fondamentaux, la Biennale visant à croiser les regards des photographes arabes avec ceux des artistes étrangers.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *