Hommage tétouanais au documentaire

Hommage tétouanais au documentaire

Les films longs-métrages ne sont pas les seuls à concourir lors de la treizième édition du Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan. Les courts-métrages et les documentaires sont également en lice. La compétition du film documentaire a débuté, mardi 27 mars, à l’institut français. Le Jury de cette section composé de quatre membres est présidé par le réalisateur Ali Essafi. Mais ce dernier n’a pas pu assister à la projection. Il était obligé de retourner à Casablanca pour des raisons personnelles.
Le jury doit visionner neuf films au total. Le meilleur du cru pourra remporter le Grand prix de la ville de Tétouan doté de 35.000 DH.
A 17h 30, la compétition a débuté avec la projection du documentaire algérien «Slimane Azem, une légende de l’exil» du réalisateur algérien Rachid Mérabet. Cette œuvre relate l’histoire d’un chanteur algérien kabyle qui a vécu l’exil en France.
Ces chansons étaient nostalgiques et s’adressaient à tous les émigrés algériens. Pour confectionner ce documentaire de 52 minutes, le réalisateur a eu recours à l’aide de la famille du chanteur. Des témoignages et des extraits de concerts de Slimane Azem viennent enrichir ce documentaire. Le commentaire est presque inexistant dans le film. Les raccords sont effectués par le biais de divers témoignages livrés par ceux qui l’ont connu et admiré. Sa musique rappelle beaucoup celle d’Enrico Macias. Si ce chanteur algérien qui vit en France a chanté «Les filles de mon pays», un titre qui lui a valu beaucoup de succès, Slimane Azem a bien avant lui composé et interprété la chanson : «Mon beau pays».
Une demi-heure après la projection de ce documentaire, le jury avait encore du pain sur la planche. Il devait regarder les trois documentaires marocains.
L’organisation a préféré les regrouper tous dans une seule section qu’elle a baptisée : Programme documentaire Maroc. Il s’agit du documentaire «Lamba» de la réalisatrice et actrice Salima Benmoumen. Pour rappel, cette dernière a remporté le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans «Junaita de Tanger» de Farida Belyazid lors de la dernière édition du Festival national du film de Tanger. En plus d’être actrice et comédienne, Salima Benmoumen s’est découvert une passion pour la réalisation. Elle a participé à plusieurs ateliers et des masters class de Marrakech-Tribeca en 2005 encadrés par le réalisateur iranien Abbas Kiarostami et Martin Scorsese. C’est à cette période qu’elle réalise ce documentaire qu’elle a tourné à la place mythique de Jamâa El Fna. La réalisatrice en herbe a suivi le parcours d’un conteur de cette place célèbre dans le monde entier.
L’autre documentaire «L’ouchba» ou «l’herbe» porte la signature du réalisateur Mustapha Châabi. Ce dernier est connu pour avoir réalisé un documentaire sur l’immigration clandestine « Le rêve unique », projeté lors de la seconde édition du Festival du cinéma de l’immigration d’Agadir en 2004. «L’ouchba» s’est intéressé à un autre phénomène de société : la culture de cannabis. Ce film raconte comment cette herbe est l’unique source de revenu d’une famille qui vit dans l’extrême pauvreté dans les montagnes du Rif. Enfin, le dernier documentaire à avoir été projeté est celui de Fouad Souiba : «Chuchotements à un ange qui passe», produit en 2007. Ce film revient sur les années de plomb. Le Jury a encore devant lui cinq films à visionner avant de rendre son verdict le vendredi 30 mars lors de la cérémonie de remise des prix à la salle espagnole.

DNES à Tétouan

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