Houda Sedki : L’appel de la aïta

Houda Sedki : L’appel de la aïta

Grande de taille, visage souriant,  regard captivant, Houda Sedki capitalise sur sa discrétion. Malgré le fait que son visage est omniprésent dans plusieurs films et téléfilms marocains, cette comédienne âgée de 24 ans préfère ne pas trop faire parler d’elle. Elle déclare qu’être star ne l’intéresse pas. «Je n’aime pas le vedettariat, je préfère travailler en silence sans faire trop de bruit», a-t-elle déclaré. Cette qualité, Houda Sidki ne cesse de la développer. Cela fait un an, que cette comédienne travaille un rôle difficile. Celui de Kharboucha. Ce personnage tiré de la réalité demande un entraînement de longue haleine. Houda Sidki doit en effet apprendre des chansons de la «aïta», un art musical de la région de Safi. C’est dans cette même cité qu’a vécu la dénommée «Kharboucha». «C’est une fille de la tribu des Benaïssa. A l’époque de la sécheresse, les maîtres d’une tribu opposée ont commencé à tuer toutes les femmes, seule Kharboucha échappera à ce triste sort». Mis à part que cette jeune femme était une dure à cuire, Kharboucha avait une autre particularité. Elle était dotée d’une voix envoûtante.
Lorsqu’elle interprétait les chansons de châabi, tout le monde n’avait d’yeux que pour elle. Ainsi, en interprétant le personnage de Kharboucha, Houda Sidki lui rend hommage. Lorsque le réalisateur Hamid Zoughi lui a proposé de camper le premier rôle, elle a accepté sans hésiter. La comédienne en question aime relever les défis. Elle était consciente que le personnage n’était pas facile à jouer, malgré cela, elle a accepté. Pour mener à bien sa mission, Houda Sidki a dû fouiller dans les archives du registre de la aïta.
Plus que ça, l’actrice révélée à travers le téléfilm «Les requins» du même Hamid Zoughi, va bientôt se rendre à Safi pour rencontrer les chioukh de la région. C’est une façon pour elle de se documenter davantage pour interpréter avec brio son personnage. Houda Sidki doit non seulement faire du cinéma, mais elle doit aussi chanter. Un art qu’elle a exercé puisqu’elle est lauréate en 2003 du conservatoire de musique de Casablanca. La musique n’est donc pas une équation inconnue pour cette actrice. Mais malgré cela, elle souligne que chanter du châabi n’est pas une mince affaire. «J’ai toujours eu l’habitude de chanter des classiques comme les morceaux du répertoire de Abdelhalim Hafed, chanter du Chaâbi ne sera pas de toute évidence», a-t-elle souligné. Houda Sidki évoque ici l’échelle musicale qui est assez difficile à respecter. Mais c’est avec joie que Houda Sidki va s’adonner à cette tâche. Même si, Houda Sidki a préféré se lancer dans le cinéma, la musique est son autre passion. Elle explique ce choix dans sa carrière par un manque d’opportunité dans le domaine de la musique. «J’avais participé en 1999 à l’émission Noujoum El ghad de Atik Benchiger, mais malheureusement la chance n’a pas été de mon côté». Pour s’ouvrir d’autres portes, l’actrice effectuait des cours de théâtre plus des cours de solfège. La magie des planches l’a séduite. Cette même magie l’a propulsée aux devants de la scène cinématographique, Ali Tahiri l’a découverte et lui proposa de jouer dans le téléfilm «Dar Moui» sur la TVM. Côté tournage étranger, la comédienne aux multiples casquettes a participé dans la série syrienne «Al Mariquoune» de Najdat Ismaël Anzour. Ce feuilleton a été tourné au Maroc et va être diffusé sans aucun doute le mois de Ramadan sur les chaines arabes.
En attendant le tournage de Kharboucha dont la sortie est prévue pour 2007, Houda Sidki va participer au tournage du sitcom Khali Amara le 1er août prochain. Houda Sidki jouera aux côtés de Mohamed Khouyi, Nezha Regragui et Mohamed Kyari pour ne citer que ceux-là.

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