«Houdoud» : Artistes et chercheurs s’unissent pour répondre aux défis contemporains

«Houdoud» : Artistes et chercheurs s’unissent pour répondre aux défis contemporains

Ils présenteront leurs travaux de recherche à Casablanca

Allier l’art et la recherche en sciences sociales comme une invitation au dialogue et à la création pour dépasser les frontières, tel est l’objectif ambitieux du projet «Houdoud» (frontières/ limites). Il s’agit d’une initiative lancée au Maroc en novembre 2018 conjointement par la Chaire Fatéma Mernissi affiliée à l’Université Mohammed V de Rabat et à HEM Business School et l’Unesco, dans le cadre du projet «Prévention de l’extrémisme violent par l’autonomisation des jeunes en Jordanie, en Libye, au Maroc et en Tunisie».

Selon les initiateurs, ce programme vise à «créer des liens entre les pratiques artistiques et la recherche académique en sciences humaines et sociales, en vue de faire émerger des approches innovantes sur les phénomènes culturels contemporains». En effet, tout au long de l’année 2018-2019, douze jeunes artistes et chercheurs de moins de 35 ans, résidents au Maroc, ont chacun(e) développé un projet personnel autour des mobilités et du concept de «Houdoud».

Ces intervenants sélectionnés à la suite d’un appel à candidature lancé en juillet 2018 présenteront leurs projets de recherche lors des journées de clôture, prévues du 12 au 14 juin 2019 à Casablanca (dans l’Université Ain Chock, l’Institut des beaux-arts, l’Institut français et l’Atelier de la source du lion). «Les jeunes artistes et chercheurs restitueront leurs projets sous forme de performances, créations visuelles et lectures, afin d’approfondir les réflexions engagées dans le cadre de Houdoud et d’ouvrir de nouveaux champs de réflexion, de dialogue et de travail. Ces journées sont l’occasion pour eux et elles de présenter publiquement leurs travaux. Elles seront aussi une occasion pour le public casablancais d’assister à des interventions exceptionnelles de personnalités internationales dont le travail se situe à l’intersection de l’art et de la recherche».

Pour rappel, les intervenants ont participé aux ateliers et rencontres de Rabat à Berlin, en passant par Tétouan et Bordeaux, organisés entre novembre 2018 et mai 2019. Ils ont été accompagnés par les curateurs du projet Driss Ksikes et Omar Berrada, et par des mentors, artistes et chercheurs reconnus tels que la dramaturge Laila Hassan Soliman (Egypte), la chorégraphe Bouchra Ouizgen (Maroc), l’artiste et architecte Saba Innab (Jordanie), l’artiste visuel Hassan Darsi (Maroc) et les anthropologues Paola Gandolfi (Italie) et Fadma Ait Mous (Maroc).

Des intervenants du milieu académique (étudiants, politologues, anthropologues, sociologues, professeurs de littérature, architectes, etc.) et du milieu artistique (dramaturges, peintres, sculpteurs, scénographes, chorégraphes, etc.) ont également pris part aux rencontres. Ces rencontres ont pris la forme de conférences, débats et ateliers de création, de recherche et de réflexion durant lesquels les jeunes ont échangé et confronté leurs idées. Ces activités se sont déroulées à la fois dans des universités et des lieux culturels, notamment dans des bibliothèques et des théâtres.

Certaines séances étaient ouvertes à un public ciblé d’étudiants en arts et en sciences sociales, comme les forums de réflexion pré-ateliers et post-ateliers auxquels ont pu prendre part au moins une trentaine d’étudiants dans chaque ville, et d’autres qui rassemblaient un plus large public comme les conférences auxquelles a participé à chaque fois une soixantaine de personnes des milieux artistiques et académiques. Ces moments d’ouverture permettent d’enrichir les discussions, de faire bénéficier les jeunes d’expériences et de pratiques nouvelles, et de favoriser une diffusion plus vaste des idées et des travaux réalisés.

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