Huit femmes artistes exposent à la galerie « Le Chevalet »

Chacune dans son style, les oeuvres (une cinquantaine) de Fouzia Guessous, Houria Laraqi, Sabiha Kadmiri, Maria Benjelloun, Claudine Lavit, Wafaâ Mezouar, Anna Maria Malard et Aziza Jamal, sont un hommage à la femme dont l’oeuvre fait partie intégrante de la société contemporaine où elle occupe désormais la place qui lui échoit, semblent affirmer à l’unisson les huit artistes. « Les couleurs utilisées dans mes toiles ne sont pas choisies. Elles viennent d’elles-mêmes. Elles sont spontanées », a confié à la MAP l’artiste F. Guessous, dont la technique essaie de concilier l’abstrait et le figuratif. Puisant dans la nature, source de son inspiration, H. Laraqi a choisi le thème du printemps qui tombe à point nommé puisqu’il s’agit d’un « vrai printemps » pour la femme marocaine, a-t-elle fait remarquer, faisant allusion à la réforme de la Moudouwana.
L’artiste S. Kadmiri, qui utilise la matière tout en mariant les couleurs et en usant de la composition quasi abstraite de la scène, bouscule l’ordre des choses. « Mes toiles représentent des silhouettes colorées, estompées, presque fantomatiques ancrées dans l’architecture », a-t-elle expliqué. Et si M. Benjelloun harmonise son oeuvre par des compositions délibérées et épurées racontant chacune une « histoire merveilleuse », l’oeuvre de C. Lavit traduit l’expression essentielle de sa poésie. Pour elle, « l’ouverture sur l’Autre permet l’ouverture sur soi, d’où le besoin d’aller au-delà des formes et des couleurs pour faire vibrer la lumière ». La peinture de W. Mezouar, qui utilise la matière sous forme de relief, exploite l’empire du signe à travers la transcription tifinaghe, sans doute en raison de ses origines berbères. Ses toiles à dominance bleu et ocre oscillent entre représentation figurative et atmosphère abstraite.
Pour sa part, A.M. Malard peint les illuminations des poètes à travers une toile palpable où la matière et l’esprit sont réconciliés comme s’il s’agissait d’une quête infinie de l’insaisissable. A. Jamal a choisi la sculpture comme mode d’expression. « Le paysage, le désert, le signe, le corps et les traditions sont les principaux thèmes de mes travaux », a-t-elle fait savoir. La céramique permet à cette artiste plasticienne de concevoir ses modèles sous forme ondulatoire. Aussi différents soient leurs styles (abstrait ou figuratif, impressionnisme ou post-impressionnisme, expressionnisme ou naturalisme), ces artistes, dont les travaux dénotent leur maîtrise de l’art, ont honoré la femme marocaine, a indiqué une visiteuse de l’exposition entourée de plusieurs femmes approuvant ses propos.
Les huit artistes comptent toutes à leur actif plusieurs expositions individuelles et (ou) collectives au Maroc et (ou) à l’étranger.

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