Hussein Fahmy préfère la télévision

Le cinéma n’attire plus l’artiste égyptien Hussein Fahmy. Les rôles qu’on lui propose ne sont pas aussi importants que ceux qu’il avait interprétés au cours sa longue carrière cinématographique. Il dit ainsi être de plus en plus intéressé à la télévision qu’au cinéma. «Les rôles qu’on me présente d’interpréter au petit écran sont aussi bien nouveaux qu’intéressants et traitant de différents thèmes. C’est le cas du programme télévisé «Anass wa Ana» (Les gens et moi)  considéré comme l’une des meilleures émissions et que je continue d’animer depuis quatre ans. Des gens ordinaires sont invités à y participer. Nous avons réussi à discuter ensemble de plusieurs problèmes de sociétés», a affirmé Hussein Fahmy lors d’un point de presse organisé, jeudi dernier, dans le cadre du 14ème Festival international du cinéma méditerranéen de Tanger. Cet acteur, qui doit sa célébrité à ses beaux rôles interprétés au cinéma dans les années 70 et 80, connaît actuellement un grand succès sur les planches du théâtre. Sa dernière pièce « Zaki Fi Al Wizara » a réussi d’attirer un grand nombre de spectateurs et «d’obtenir de grandes recettes jamais atteintes auparavant par une troupe de théâtre sur Al Masriah Al Kawmi», a souligné Hussein Fahmy.  L’artiste égyptien qui assurait la présidence du jury du long métrage au dernier Festival international du cinéma de Tétouan a indiqué que les films présentés, au cours de cette édition, étaient «de nouveaux films de qualité». Le cinéma marocain, a poursuivi Hussein Fahmy, avance à grands pas grâce aux fonds d’aide accordés par l’Etat et aux talents des professionnels de ce secteur, ce qui permettrait la promotion de l’industrie cinématographique au Maroc. «J’ai découvert le cinéma marocain pendant plusieurs manifestations cinématographiques notamment à Alger, au Caire et à Damas», a-t-il assuré. Et d’ajouter que «le dialecte marocain est difficile à comprendre pour les Egyptiens et également dans d’autres pays arabes. C’est pourquoi j’ai toujours proposé l’organisation d’un festival ou d’une semaine du cinéma au Caire pour permettre aux Egyptiens de se familiariser avec les  productions cinématographiques marocaines», a-t-il ajouté.  Ayant présidé pendant quatre ans le Festival international du Caire, Hussein Fahmy a précisé que les pays arabes sont appelés à la création de nouveaux festivals qui constituaient un lieu de rencontre entre les professionnels pour discuter et échanger des idées dans le domaine du cinéma. Ils seraient ainsi plus complémentaires que concurrentiels avec d’autres festivals déjà existants notamment ceux de Marrakech et Dubaï.  Ce grand artiste égyptien a insisté sur le grand professionnalisme de certains d’entre eux. «D’ailleurs, le festival international du Caire est membre du forum international des arts et de la parole (FIAP) à Paris. Il s’est imposé au niveau international et classé huitième au niveau international». Hussein Fahmy a mis l’accent sur l’importance du son qui «constitue l’un des éléments essentiels contribuant à la réussite d’un film. Seulement nombre de festivals arabes ne programment pas un prix pour les meilleures techniques du son».

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