Ikram Kabbaj : «Intégrer l’art dans le paysage urbanistique»

Ikram Kabbaj : «Intégrer l’art dans le paysage urbanistique»


ALM : Vous organisez le 5ème Symposium international de sculpture à Taroudant, quelle est la particularité et l’objectif de cette édition ?
Ikram Kabbaj : Le Symposium international de sculpture sur marbre et pierre de Taroudant réunira cette année neuf artistes internationaux, venus d’Italie, de Grèce, de Bulgarie, d’Iran, de Turquie, du Japon, d’Egypte et de Belgique, parmi lesquels je peux citer Francesco Mazzotta, Antonys Myrodias, Petre Petrov et Taher Sheykholhokama. L’évènement a pour principal objectif de doter la ville d’un musée de sculptures contemporaines en plein air, afin d’intégrer l’art dans le paysage urbanistique. Ce projet a également pour but d’initier une culture de l’art public dans un esprit de partenariat, de sensibiliser et d’inciter les artistes et les services publics à la nécessité d’initier la population à la culture artistique.

Comment est née l’idée d’organiser ce genre de projet ?
Elle est née il y a très longtemps. J’ai été invitée dans plusieurs pays organisateurs de ce genre de symposiums et j’ai voulu initier ce projet au Maroc. J’ai réussi à organiser la première rencontre autour de la scuplture à El Jadida en 2000, puis à Tanger en 2001, à Fès en 2002 et Essaouira en 2003.

Pourquoi avez-vous choisi Taroudant ?
Le choix de cette ville n’était pas programmé. Cette année, j’ai rencontré Giampietro Moretti, le président de l’association Art Point, qui a bien aimé le concept du symposium et m’a demandé de diriger le projet à Taroudant. L’idée d’offrir des sculptures à cette ville privée d’événements culturels d’envergure, était l’occasion de continuer le projet qu’elle a entamé en 2000.

Quelle place occupe la sculpture au Maroc ?
Aucune ! Je peux dire que la sculpture reste un art moins important par rapport à l’art plastique au Maroc, mais je pense qu’il faut juste lui laisser le temps de trouver sa place.


Biographie de Ikram Kabbaj

Née en 1960 à Casablanca, la scluptrice Ikram Kabbaj a d’abord reçu une longue formation académique (de 1978 à 1987) à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca avant d’intégrer son homologue parisienne. Depuis 1989, cette artiste a fait de la sculpture sa raison d’être et explore les matières et les formes qu’elle donne à voir dans diverses expositions, au Maroc et à l’étranger. Parmi les expositions de cette militante de la sculpture dans les espaces publics, on peut citer celle de la Faulconer gallery aux Etats-Unis en 2007, de la galerie Venise Cadre à Casablanca en 2006 ou encore dans le jardin de la wilaya de la capitale économique en 2003.

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