Il y a 20 ans, la mort de Louis de Funès

Il y a 20 ans, à l’âge de 68 ans, Louis de Funès s’éteignait, laissant orphelins toute une génération de comiques français. Mais sa très riche filmographie, qui compte 143 films, lui permet de rester vivant dans les pensées et les zygomatiques de spectateurs du monde entier par l’intermédiaire, notamment de la série des « Gendarmes », de « Fantômas » et de « La grande vadrouille », son plus grand succès.
Louis Germain David de Funès de Galarza est né le 31 juillet 1914 à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Ses parents, Carlos Luis de Funès de Galarza et Leonor Soto Reguera sont des émigrés espagnols.
En 1939, il est jugé inapte à faire la guerre suite à une erreur de dossier. On lui avait diagnostiqué une tuberculose en confondant sa radiographie avec celle de quelqu’un d’autre! Epaulé par Daniel Gélin qu’il a rencontré au cours Simon, Louis de Funès va mettre une quinzaine d’années avant de véritablement percer. Il fait sa première figuration dans « La tentation de Barbizon », en 1945, puis va de petit rôle en petit rôle, fait du doublage, tout en continuant à être pianiste. Louis de Funès dira que cette période, difficile, lui a véritablement permis de travailler ses mimiques et de connaître à fond son métier. Malgré sa timidité, il va voir Robert Dhéry pour lui faire part de son désir de jouer dans la troupe des « Branquignols ». La pièce « Ah! les belles bacchantes! » marquera leur rencontre et restera trois ans à l’affiche. Son premier succès au cinéma date de 1956 avec « La traversée de Paris », de Claude Autant-Lara, dans lequel il incarne l’inoubliable « Jambier » aux côtés de Bourvil, et de Jean Gabin qui trouve que De Funès en fait trop.
Les années 60 marquent la véritable percée du comique. A 50 ans, il s’impose dans la pièce « Oscar », et dans « Pouic-Pouic » avec Jacqueline Maillan. Vient ensuite la série des « Gendarmes », de Jean Girault, où il va faire un triomphe aux côtés, notamment, de Claude Gensac et de Michel Galabru, profitant des refus de Darry Cowl et de Francis Blanche qui ont refusé le rôle de « Ludocic Cruchot ». Il impose son personnage hilarant de faux jeton, veule et rampant devant ses supérieurs, tyrannique face à ses subordonnés.

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